appétit
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par Salus
Appétit
Ensemble au seuil de la vie,
Unilatéralement,
Pulvifére, un vieux cément
Peine à retremper l’envie.
La nuit s’approche et nos faims
Font une eau raréfiée
Au désir - mort défiée
(Par nos sexes séraphins),
Tu rendras la fiancée
Silencieuse, et ton néant
Nous sera ce trou béant
D’une chute devancée…
L’amoureuse - ou l’amoureux -
Ont plus que tout autre a perdre
(Tragiques sont toutes Phèdre,
Il n’est point d’Orphée heureux) ;
Par les gigantesques pertes
Du bonheur sous Damoclès,
La faucheuse - dame aux clefs -
Fera les amours désertes…
Mais malgré le joug du temps,
S’il se peut que le feu dure,
Je fais fort, de ma fêlure
(Celle-là des boucs contents),
D’éveiller la chaste lèvre
Proposée en chaque fleur,
Du plaisir dont mon corps fièvre,
Entiché de leur chaleur.
Ensemble au seuil de la vie,
Unilatéralement,
Pulvifére, un vieux cément
Peine à retremper l’envie.
La nuit s’approche et nos faims
Font une eau raréfiée
Au désir - mort défiée
(Par nos sexes séraphins),
Tu rendras la fiancée
Silencieuse, et ton néant
Nous sera ce trou béant
D’une chute devancée…
L’amoureuse - ou l’amoureux -
Ont plus que tout autre a perdre
(Tragiques sont toutes Phèdre,
Il n’est point d’Orphée heureux) ;
Par les gigantesques pertes
Du bonheur sous Damoclès,
La faucheuse - dame aux clefs -
Fera les amours désertes…
Mais malgré le joug du temps,
S’il se peut que le feu dure,
Je fais fort, de ma fêlure
(Celle-là des boucs contents),
D’éveiller la chaste lèvre
Proposée en chaque fleur,
Du plaisir dont mon corps fièvre,
Entiché de leur chaleur.
Publié le 12/05/2015
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