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La muraille

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par Arden

Passer indifférentes royales hautaines
Devant le mur gris des visages pétrifiés
Qu’on ne sait quels démons ont un jour édifié
Pour punir le mensonge et l’orgueil et la haine

La grimace à jamais figée dans la veine
Calcaire et le rictus à jamais momifié
Ils envient du gris de leurs yeux putréfiés
La démarche splendide des trois souveraines

La première est la joie d’être en vie et de plaire
Et de suivre au soleil un chemin exemplaire
La seconde rassemble en ses yeux d’infini

Tous les clairs idéaux en faisceau réunis
Et la troisième suit douce et tendre et très sage
Après tout ces trois-là ne sont que de passage
Publié le 01/09/2014 ...