La mort de l'artiste

par Marcek







Le rouge est mis: sur la table s'annonce

Dans un bouquet la splendeur des étés

Tu es lassée, aux sorties tu renonces

Pour toi, amour, j'ai cueilli, attristé



Fleurs veloutées, feuillage d'améthyste

Ce frais bouquet, qui veut te rappeler

Ce temps lointain où ton pinceau d'artiste

Dans la ferveur savait apprivoiser



Aux plus beaux jours l'éclat de la nature

Printemps, étés, automnes flamboyants

Pour qu'à jamais cette beauté perdure

Dans un tableau témoin de ton talent !



Il est trop tard, et la main de l'artiste

A renoncé à ses plus belles joies

Elle s'étiole et son regard si triste

Tourne vers moi ses prunelles d'effroi !



Mais que vois-tu à présent, mon pauvre ange

Qui voile ainsi tes beaux yeux engloutis

Dans ce néant qui à jamais dérange

Ce doux bonheur où nous étions blottis !

Publié le 01/02/2014

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