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Marche ou crève !

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par Kallistea



Elle avait la taille fine,
l'élégance à fleur de peau
sur une chair purpurine
elle vivait sans chapeau

Puisant au soleil qui flambe
une force sans merci
appuyant ses fines jambes
sur la chair rose meurtrie

De sa passion dévorante
vivant le jour, et la nuit
laissant la fleur pantelante
mourir seule, et sans un cri...

Elle obéissait, cruelle
A son instinct fourmilier
Ne priant à la chapelle
Que ses gourous familiers

Perdue, dans la fourmilière
Goutte d'eau dans l'océan
N'ayant pour toute frontière
Que le soleil au couchant

Qui la ramenait sans trêve
Jour après jour besognant
Jusqu'à ce qu'un jour elle crève
D'un coup, au soleil levant !
Publié le 24/12/2013 ...