L'arbre à cames

par Marcek

L’arbre volait, imperturbable

Dans un ciel de nuages gris,

Roses et bleus,

Couleurs aimables

Qui dérident les plus aigris

Point d’oiseaux

Donc point de ramages

En ses branchages

Et rameaux

Mais déjà un travail sauvage

Oeuvrait , aux hospices

De l’eau

Mailles sanglantes des racines

Enserrant cames en saillies

Avides de la belle ouvrage

Qui maintenait notre arbre en vie

Et que je tourne et que je tranche

Que j’articule les débris

Que je maintienne la cadence

Aussi bien le jour que la nuit

Cames huilées en permanence

Poursuivaient leur danse suivie

Pour que de sève en abondance

L’arbre se retrouve assouvi!

Publié le 21/03/2001

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