par Ann
A l’heure où les martinets
Abandonnent le ciel assombri,
Les chauves-souris
Dans leur cape noire
Quittent les poutres du solier.
Les oiseaux peu à peu se taisent,
Le fond de l’air fraichit agréablement,
Les princesses de la nuit
Entament leur festin d’insectes :
Du moustique qui osa me piquer
Tout à l’heure,
De quelques moucherons
Agaçant mon cou tantôt,
Tous ces menus indésirables
Aspirés par les impitoyables chasseresses.
Et puis au petit matin,
Quand le soleil agrippe l’horizon
D’un premier rayon,
Les dames noctambules rassasiées
Se rassemblent en cercle
Et attendent le signal de rentrer au nid.
Publié le 16/12/2010
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