Merci à tous les participants pour leur créativité et leur talent.
Voici les grands gagnants de cette édition :
- 🏆 Philippeb — 1er Prix
Le feu de nos vingt ans
Où sont passés nos vingt ans,
Nos amours tumultueuses ?
Où s'en est allé ce temps
D'étreintes impétueuses ?
Mon amour, ma roche ardente,
Où sont passés nos vingt ans ?
Ma lave, ma bouillonnante,
Où sont partis nos serments ?
Toi mon orage de sang,
Toi ma cendre incandescente,
Où sont passés nos vingt ans,
Nos passions violentes ?
Ne demeure désormais
Que les restes du volcan,
La lueur d'un feu follet,
Où sont passés nos vingt ans ?
- 🥈 Machajol — 2e Prix
La rose rouge
Son parfum volcanique
Embaume le jardin
Sa couleur dynamique
Colore les matins
Son rouge incandescent
Comme lave brûlante
Tâche rubis qui hante
Les jardiniers fervents
La rose du jardin
Comme diamant brillant
Brule les doigts mutins
Du cueilleur indécent
Et là dans ce bouquet
Du velours rougeoyant
Quelques perles de sang
A l'automne dorée
S'égouttent lentement
- 🥉 Peirelosastre — 3e Prix
Brasier des profondeurs
Dans les entrailles d'un monde en flammes,
Où grondent les cœurs des titans endormis,
La terre s'éveille, déchire son âme,
Crachant aux cieux ses feux interdits.
Un soupir profond, un râle de cendre,
Rouge est la lave, ardente et fluide,
Elle danse et rugit, brûlante à s'étendre,
Peignant l'horizon d'un souffle avide.
Les pierres hurlent sous l'ombre écarlate,
Le ciel s'embrase, tressaille et gémit,
Et dans la nuit aux lueurs écarlates,
La montagne vit, flambe et frémit.
Puis vient l'instant, l'ultime prière,
Quand le colosse, en un dernier cri,
S'endort enfin sous un linceul de pierre,
Mais son cœur de feu palpite, enfoui.
- ⭐ Boblawap — 4e place
Mon cœur est un Etna
Mon cœur est un Etna où, dans les profondeurs,
La révolte grandit et la colère gronde
Devants les faits trompeurs des tyrans de ce monde,
Avant qu’enfin n’explose au grand jour sa rancœur.
Comme un monstre endormi oubliant sa fureur,
Un dragon qui retient l’incandescente flamme,
Un jour il jaillira pour submerger l’Infâme,
Terrasser l’Ennemi dont il n’aura plus peur.
Ma plume sera prompte à pourfendre l’Erreur,
Aux forges de Vulcain, l’épée sera trempée,
Et son feu volcanique ira tout incendier,
Rien qui puisse arrêter son invincible ardeur.
- ⭐ Arielle — 5e place
D'un jet de plume
La poésie d'un jet de plume
perce la croute du réel
elle traverse le bitume
qui te masquait l'éclat du ciel
Dans son chaudron où se bouscule
le magma de tes émotions
elle triture elle articule
son jus de lave avec passion
Elle tracasse tes entrailles
elle taraude tes cratères
et gronde et grogne dans tes failles
gonfle de fièvre tes artères
De gras bouillons en brouets clairs
toujours prête à varier son jeu
vapeur légère ou feu d'enfer
elle mijote elle s'émeut
Ruisselets ou nuée ardente
ses mots jaillissent d'un puy* noir
dévalent le long de ses pentes
vers une rime incantatoire
La poésie d'un jet de plume
peut suspendre le cauchemar
rendre fertile l'amertume
d'un peuple enclin au désespoir
- ⭐ Wawa — 6e place
Au fond de moi
Il est au fond de moi
Un volcan qui sommeille
Et sur un mot de toi
Le voilà qui s'éveille
Je ressens en mes flancs
Venir le feu nouveau
Il glisse fort et lent
Tout le long de mon dos
D'un seul coup je m'enflamme
Et gronde de désir
Ma caldeira de femme
Palpite de plaisir
J'aime sentir couler
Jusqu'au creux de mes reins
Les cheveux de Pélé
De nos deux corps étreints
Continue je t'en prie
Que finissent en cendres
Du cratère ces cris
Que j'aime faire entendre
- ⭐ Epiphania — 7e place
Grondement.
Ma colère frémit, silencieux combat
Du passé fragmenté et son houleux magma
Là fondent dolemment des trésors de silice
Où jaillit la chaleur qui me met au supplice.
Quand ma voix tremblera, ces destins qu'on exalte
Seront ensevelis sous le poids du basalte
Et je dévorerai sous des nuées ardentes
L'ambition débridée et sa vaine tourmente.
Certains, comme l'Etna, se font souvent entendre
Mais moi, jeune assoupie, j'ai l'âge du Vésuve
Et je m'éveillerai comme on sort d'une étuve
Avant que la folie ne répande ses cendres.
- ⭐ Papaours — 8e place
En haut de tes collines
J’irai m’abandonner en haut de tes collines,
Où naissent tes merveilles de brasiers jaillissant,
Je déposerai mes maux au fond de tes abimes,
A tes lèvres où rougit l’oeil de tes ouragans.
Mes cieux allumés, sillonnant ta campagne,
Je brulerai dans ta terre pour y trouver de l’or,
J’écorcherai mon âme aux pierres de ta montagne,
Tes cris me porteront, naufragé sur ton corps.
J’arpenterai ton cou, glisserai sur tes flancs,
Qui résonnent et qui grondent, qui forgent des immortels,
Mes brouillards scintilleront de tes étoiles d’argent,
Et de ta bouche en flamme fleurira l’éternel.
Ta silhouette se noiera dans les vapeurs fumées,
Et mes yeux liquéfiés aux sources de la vie,
J’explorerai les plages blanchies de tes pensées,
Voguant sur le torrent flamboyant de ta nuit.
- ⭐ YonL — 9e place
Volcanique
Tout part d'un flot de mots, d'un ruisseau dans les veines
D'une eau qui dort, d'une idée stagnante endormie.
Puis un jour une idée s'éveille et tout s'enchaîne,
Les mots se bousculent et se choquent , l'âme frémit,
C'est un magma de mots qui soudain nous imprègne.
Les idées en fusion s'assemblent et s'entremêlent
Jusqu'à remonter peu à peu vers la surface
C'est la main rougie par la chaleur qui appelle
Le poète a éteindre l'incandescente menace
En épanchant les sentiments d'un cœur qui saigne.
C'est à ce moment là que vient l'apothéose,
Qu'explosent les sensibilités en osmose,
L'encre effusive venant lécher le doux papier.
Tout nait dans le cratère imaginaire du poète
Et rugit en silence jusqu'à ce que ça pète
La poésie est volcanique du cœur au cahier.
- ⭐ Fregat — 10e place
La lyre blasée
Une promenade en plein air,
Un jeu d’enfant, un beau tableau
A eux seuls sont des univers
D’émotions livrées par les mots.
Dans le ventre de ses poèmes
Se trouvent par vaux et par monts
Bien de sujets et tant de thèmes…
Le monde entier y tourne en rond.
Pourtant une force secrète,
Une énergie au feu ardent
Fulmine en tout cœur de poète,
Endormie comme un vieux volcan…
Tout parait calme et sous contrôle
Comme ces deux quatrains plus haut,
Mais dans son crâne elle somnole,
Escomptant la pression de trop.
Un jour la lave réveillée,
Crachée à fortes explosions,
Creusera d’inédits sentiers
Atteignant de neufs horizons…
Alors des versants minéraux
Germeront des vers luxuriants,
Prospérant sur ce renouveau
Que la lyre blasée attend.