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Palmarès 2026
Thème : La liberté, Force vive, déployée
🥇
Le ciel d'Iran
par Wawa
Les rues s'étaient remplies de jeunes et de vieux
De femmes et d'enfants, d'un peuple mélangé
Qui portait le désir dans le fond de ses yeux
D'une révolution qui devait tout changer !
Ils étaient fort nombreux pour crier leur colère :
Paysans, ingénieurs, médecins, ouvriers,
Ils désiraient sortir de leur vie de misère
Ne plus être courbés à force de prier.
Ils avaient dans le cœur une belle espérance
Qui les réunissait dans un sublime élan !
Ils réclamaient leur dû, refusaient la violence
Mais ils voulaient aussi que partent les tyrans.
En ce matin d'hiver les drapeaux ont flotté
Et dans les rues montait la clameur de la foule !
Le mot qui l'emportait, celui de Liberté
Poussait le défilé comme une immense houle.
Le vent était léger et le ciel sans nuages
Quand les détonations ont soudain résonné.
Les premiers à mourir avaient trop de courage
N'ont pas cru qu'ils pouvaient se faire assassiner !
Les gardiens ont tiré et le sang a coulé
Maculant pour toujours les rues de Téhéran.
La liberté ce jour n'a pu que reculer
Mais demain chassera la nuit du ciel d'Iran.
🥈
Libre est le vent
par Ombrefeuille
Libre est le vent de la montagne
Qui fait danser le bleu du ciel,
Qui ébouriffe la campagne
Et lui donne un reflet de miel.
Sur le premier bouton de rose
Libre est le vent du clair matin
Dont le froissement se dépose
Parmi les senteurs du jardin.
L'oiseau vagabond du rivage
Picore le temps fugitif ...
Libre est le vent soudain plus sage
Où s'est assis le soir pensif.
Le poète pour son amie
Garde en son coeur un doux frisson :
Au fond de la plaine endormie
Libre est le vent de sa chanson.
🥉
Force vive
par Victorsobera
Ils ont dressé des murs pour retenir l’aurore,
Scellé l’horizon vaste au verrou de leurs lois.
Mais sous la cendre sombre un battement sonore
Grandit comme un tonnerre au plus profond de soi.
La liberté chemine en silence dans l’ombre,
Dans un mot retenu, dans un regard levé.
Elle attend simplement qu’un cœur ose se nommer
Parmi ceux qui refusent enfin de plier.
Car il suffit d’un homme osant briser le silence —
Et soudain les prisons se souviennent du vent.
4
Oiseau de passage
par Grimelle
Le voilà revenu, bel oiseau de passage
Porté par l’alizé, passeur de rêverie,
Soudain il a frémi à l’ombre d’une cage,
Rebelle effarouché, plus loin il s’est enfui…
Heureux celui qui va, fidèle messager
Au fil des jours voguant vers l’horizon ouvert
Promesse de saison où l’air est plus léger
Au-delà des écueils, loin des remous amers.
Loin des grèves noires, grand V au firmament
Étourdi de soleil, plumes éclaboussées,
Route du cœur volant, sous la bruine et l’autan,
Son élan est plus vaste que les routes tracées.
Par-delà les forêts, au soleil de minuit
Il pourfend les nuées, arc-en-ciel nomade
Là-haut danse pour lui le ballet infini
Frôlant la voie lactée, baigné par les dorades.
Épris de liberté, il se gorge d’air pur,
Le voilà appelant , bel oiseau de passage,
Sonore goéland, arabesque d’azur,
Le voilà revenu ailer un peu ma page.
5
Le feu intérieur
par Estelle FOURNIER
Il est des joyaux purs qu’on cache au fond de soi
Quand le mauvais hiver, interminable et froid
Façonne des remparts jusqu’aux frondaisons d’or
Où nichaient nos espoirs, et nos plus beaux trésors…
Alors, seuls les oiseaux donnent encore à voir
L’infinie majesté des flux impétueux
Qui folâtrent au ciel et permettent de croire
À un proche printemps aux nectars délicieux…
Il est des feux puissants, retenus dans nos chairs
Qui résistent à l’oubli dans les renoncements,
Et brûlent de jaillir en éloquents éclairs
Lorsqu’enfin se profile la culbute des temps !
Car au fond du brasier, sur le socle central
Où palpitent nos cœurs et nos vœux entêtés,
Un seul mot est gravé, en lettres capitales,
Inoxydable et fier, c’est le mot LIBERTÉ !