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Bertolt BRECHT

Bertolt BRECHT

(1898 - 1956)

Nationalité : Allemagne


Biographie

Bertolt Brecht est d'origine bourgeoise ; son père devient propriétaire de la fabrique de papier où il était employé puis le directeur ; sa mère est protestante[n 1]. Il commence à écrire très tôt (son premier texte est publié en 1914) et entame des études de philosophie, puis de médecine à Munich. En 1918, à vingt ans, il est mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale comme infirmier. L'horreur de la guerre a, comme pour les surréalistes français, une importante influence sur lui. La même année, il écrit sa première pièce, Baal, dans un style libertaire et lyrique qu'il délaisse par la suite[2]. Il rédige des écrits pacifistes pour la presse locale à Augsbourg, puis à Munich et rompt les liens qui l'attachaient encore à sa famille.

Suivent les pièces Tambours dans la nuit en 1919 qui lui vaut le prix Kleist en 1922 et Dans la jungle des villes. On découvre dans ses premières œuvres, telles que Baal, des traits de caractère anarchiste. Il est alors très influencé par Erwin Piscator ou Max Reinhardt. Il est engagé comme conseiller littéraire en 1923 à Munich, puis, à Berlin en 1924 où il rejoint le Deutsches Theater de Max Reinhardt, avec l'actrice Helene Weigel, qui monte ses pièces. La même année, Elisabeth Hauptmann devient sa collaboratrice. Viennent ensuite Homme pour homme (1927) et Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (1930) : ces pièces provoquent des polémiques. En 1928, la création de L'Opéra de quat'sous (musique de Kurt Weill) est un des plus grands succès théâtraux de la république de Weimar, et lui assure une renommée internationale[3].
La montée du nazisme

Depuis la seconde moitié des années 1920, Brecht est acquis au marxisme. À partir de 1930, les nationaux-socialistes commencent à interrompre avec véhémence les représentations des pièces de Brecht. L'arrivée au pouvoir des nazis le force à quitter l'Allemagne avec Helene Weigel, qu'il a épousée en avril 1929, après que leur domicile a été perquisitionné[4]. En 1933, l'œuvre de Brecht est interdite et brûlée lors de l'autodafé du 10 mai de cette même année. Il parcourt l'Europe et, en juin 1933, s'installe au Danemark (à Svendborg[5] à partir d'août 1933). Il écrit et rencontre des amis, dont Hanns Eisler, Karl Korsch et Walter Benjamin, mais aussi Ruth Berlau.
L'exil
En 1935, le régime nazi le déchoit de sa nationalité allemande[6]. Il participe la même année au Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, à Paris, et dirige conjointement avec Lion Feuchtwanger et Willi Bredel la rédaction d'une revue intitulée Das Wort , dont le premier numéro paraît en 1936. Le but avoué de cette revue est d'unir l'intelligentsia antifasciste d'Allemagne autour d'un idéal prôné par l'Internationale communiste. Forcé à fuir en 1939, il s'installe en Suède, puis en Finlande, puis, après une traversée en bateau au départ de Vladivostok, il s'installe en Californie en 1941. Durant cette période, il écrit une grande partie de son œuvre dont La Vie de Galilée, Mère Courage et ses enfants, La Bonne Âme du Se-Tchouan, La Résistible Ascension d'Arturo Ui (attaque contre Hitler), Le Cercle de craie caucasien et Petit Organon pour le théâtre, dans lequel il exprime sa théorie du théâtre épique et de la distanciation. Parallèlement, il travaille à Hollywood, ce qui le conduit notamment à l'écriture du scénario du film antinazi Les bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die), réalisé par Fritz Lang en 1943.
Dernières années:
Avec l'arrivée au ministère de la Culture de Johannes R. Becher en janvier 1954, Brecht est admis dans le conseil consultatif (Beirat) artistique et en juin il est nommé vice-président de l'Académie allemande des arts[14].

En avril 1954, la troupe du Berliner Ensemble s'installe dans le Theater am Schiffbauerdamm[8].

En décembre 1954, Brecht est proposé pour le prix Staline international pour la paix, prix qu'il reçoit à Moscou en 1955[15].

Il meurt d'un infarctus le 14 août 1956. Sa tombe d'honneur (Ehrengrab) se trouve au cimetière de Dorotheenstadt à Berlin[16].

Source : Wikipedia

Ses Œuvres

Poèmes 1
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