Biographie
Arkhip Ivanovitch Kouïndji (en ukrainien : Архип Іванович Куїнджі, en russe : Архип Иванович Куинджи), né le 15 janvier 1841 (27 janvier dans le calendrier grégorien) dans l'ouïezd de Marioupol (gouvernement d'Ekaterinoslav, Empire russe) et mort le 11 juillet 1910 (24 juillet dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg, est un peintre paysagiste russe d'origine grecque-pontine.
Arkhip Kouïndji naît dans une famille pauvre, son père était un modeste cordonnier grec pontin. Le nom Kouïndji signifie orfèvre en langue urum, langue des Grecs de Crimée. Il perd ses parents très tôt et est élevé par la famille de son père. Il apprend un peu à écrire et à lire (en grec) dans son enfance tout en gardant les oies, et en participant à divers travaux. Il montre très tôt des dispositions pour le dessin. L'été 1855, à 14 ans, il se rend chez le peintre Ivan Aïvazovski, en Crimée à Théodosie espérant y devenir apprenti. Mais Aïvazovski ne s'intéresse pas à son travail et seul un des parents de ce peintre Adolphe Fessler (ru) l'aide un peu en peinture et le reçoit chez lui1. Après quelques mois Arkhip part pour Taganrog. Il travaille comme retoucheur de photographies chez un photographe d' Odessa pendant trois ans, puis travaille à Taganrog chez un autre photographe, il y ouvre même son propre studio de photo, mais sans succès.
Un de ses premiers tableaux, Le Logis de Tatars de Crimée (disparu aujourd'hui), est accepté en 1868 à une exposition de l'Académie, où il est admis comme étudiant libre. Il devient peintre officiellement en 1872, pour son tableau La Débâcle automnale (ru) (1872, Musée russe, Saint-Pétersbourg), et reçoit une médaille de bronze à l'exposition universelle de Londres, en 1874 et participe aux expositions des Peintres ambulants, dont il devient membre à part entière en 1877. À cette époque il fait connaissance avec les peintres Ivan Kramskoï et Ilia Répine. Ces rencontres ont eu une grande importance dans l'œuvre de Kouïndji qui a commencé à se tourner vers une perception réaliste. Sa passion pour les idées des Peintres ambulants a conduit Kouïndji à créer des œuvres comme La Débâcle automnale (ru) (1872, Musée russe, Saint-Pétersbourg), Village oublié (ru) (1874, Galerie Tretiakov, Moscou), Le chemin des rouliers à Marioupol (ru) (1875, Galerie Tretiakov, Moscou). Dans ces tableaux, les idées sociales, le désir d'exprimer ses sentiments politiques prédominent et c'est pourquoi il les réalise en teintes sombres et même lugubres. Mais la gamme de couleurs reste variée et atténue le sentiment de lourdeur et de découragement et suscite de la sympathie pour les personnages représentés. Toutes ces œuvres ont été exposées dans le cadre des expositions des Peintres ambulants et ont eu beaucoup de succès. On a commencé à parler de lui et cela lui a donné confiance en lui et l'a décidé à ne plus assister aux cours de l'académie.
Source :
wikipedia