Peur encore
1
J’erre dans un couloir
Qui ne sait pas où finir.
Le sol avale mes pas
Comme de la neige sale.
Par endroits, il s’élève légèrement.
Mais mes pas, eux, redescendent...
Tellement glauque et oppressant
Que j’en ai froid dans le dos.
Au fond, un grand rideau sombre,
Quelque chose fait du bruit.
Quand je marche, ça respire, ça ondule.
Quand je m’arrête, ça continue.
Tellement crasseux et suintant
Que je commence à frissonner.
Les murs gondolent et se rapprochent,
L’un d’eux me reconnaît. Mon halètement s’accélère.
Le couloir devient un coupe-gorge hostile,
Et moi, tétanisée, je vois
Une affiche pour des glaces à la vanille
Se décoller lentement du mur.
Elle cherche à m’empaqueter...
Tellement moisie et écœurante
Que mon souffle se bloque et me réveille.
Tout va bien. Je suis dans mon lit...
Et soudain, je suis encore dans ce couloir.
Toujours ce bruit bizarre,
Derrière le grand rideau sombre
Qui fait maintenant semblant de dormir,
Tellement fétide et étouffant
Que mes jambes paralysées voudraient détaler.
Mais par où ?
Les portes se ressemblent.
Elles ont toutes le même numéro. Zéro.
Chacune promet un chaos terrifiant.
L’air a la texture d’un yaourt tourné.
Tellement visqueuses et pourries
Que mon corps tremble et transpire.
Une porte m’accuse quand je la regarde.
Une autre exige une preuve que j’existe.
Sur la troisième :
« Antre des pendus. »
Et quand une porte s’ouvre enfin ...
Derrière, le même couloir ... en plus petit….
Ma respiration reste suspendue,
Comme une phrase interrompue.
Qui ne sait pas où finir.
Le sol avale mes pas
Comme de la neige sale.
Par endroits, il s’élève légèrement.
Mais mes pas, eux, redescendent...
Tellement glauque et oppressant
Que j’en ai froid dans le dos.
Au fond, un grand rideau sombre,
Quelque chose fait du bruit.
Quand je marche, ça respire, ça ondule.
Quand je m’arrête, ça continue.
Tellement crasseux et suintant
Que je commence à frissonner.
Les murs gondolent et se rapprochent,
L’un d’eux me reconnaît. Mon halètement s’accélère.
Le couloir devient un coupe-gorge hostile,
Et moi, tétanisée, je vois
Une affiche pour des glaces à la vanille
Se décoller lentement du mur.
Elle cherche à m’empaqueter...
Tellement moisie et écœurante
Que mon souffle se bloque et me réveille.
Tout va bien. Je suis dans mon lit...
Et soudain, je suis encore dans ce couloir.
Toujours ce bruit bizarre,
Derrière le grand rideau sombre
Qui fait maintenant semblant de dormir,
Tellement fétide et étouffant
Que mes jambes paralysées voudraient détaler.
Mais par où ?
Les portes se ressemblent.
Elles ont toutes le même numéro. Zéro.
Chacune promet un chaos terrifiant.
L’air a la texture d’un yaourt tourné.
Tellement visqueuses et pourries
Que mon corps tremble et transpire.
Une porte m’accuse quand je la regarde.
Une autre exige une preuve que j’existe.
Sur la troisième :
« Antre des pendus. »
Et quand une porte s’ouvre enfin ...
Derrière, le même couloir ... en plus petit….
Ma respiration reste suspendue,
Comme une phrase interrompue.
