Figée par Delacroix, galerie d’Apollon,
Carbone sur les doigts, petit son du crayon,
Immobile statue dans cette allée passante,
C’est elle que j’ai vue, oubliant ma tourmente.
Les touristes qui passent et qui sifflotent ou chantent,
Voici qu’ils me dépassent et, sans savoir, me hantent.
Et sur ce fameux banc, absorbée pour de bon,
Son croquis noir et blanc est son seul horizon.
Ensuite, j’ai reconnu ses deux mains de merveille,
Que j’avais déjà vues dans un profond sommeil.
Je croyais te connaître, mais tu n’es qu’illusion :
Une toile de maître issue de ma passion.
Je t’ai rêvée avant la visite du Louvre.
Fuis mon cœur d’amant avant que je ne l’ouvre.
