L’église des Batignolles
Sous le ciel gris de Paris se dresse,
majestueuse, claire, et immobile,
l’église aux pierres blondes,
sa façade tendue comme une prière.
Les vitraux éclaboussent de couleurs,
des anges de lumière sur les bancs.
La nef, haute comme un souffle,
semble vouloir retenir l’éternité.
On y entre avec l’attente du silence,
le désir d’un abri pour l’âme,
un refuge où poser ses fardeaux,
où entendre le battement discret d’un cœur.
Mais à peine franchie la porte,
le tumulte s’invite :
pas qui résonnent, voix qui montent,
l’écho d’un monde qui n’a pas appris à se taire.
La beauté est là, éclatante,
et pourtant elle pèse,
comme un décor trop vaste
où la paix se dissout dans l’air.
Jolie église des Batignolles,
ton corps est un poème de pierre.
Mais ton cœur m’échappe :
je t’admire, sans jamais y trouver le repos.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Église des Batignolles
Tous droits réservés © Poème posté le 01/10/2025 par Guillaume Prevel
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