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La peur des nouvelles technologies — Un aperçu historique

Par : Xuyozi

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Xuyozi

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Claude (IA), donne des exemples de réticences, voire de rejet, qu’ont suscité les avancées technologiques du passé.

La résistance aux nouvelles technologies est un phénomène récurrent dans l’histoire. En voici quelques exemples marquants.

Le mouvement luddite ou luddisme (début XIXe siècle)

En Angleterre, des ouvriers tisserands et tricoteurs brisèrent systématiquement les métiers mécaniques qui menaçaient leur savoir-faire et leurs emplois. Le mouvement fut suffisamment puissant pour que le Parlement criminalise le sabotage des machines en 1812, sous peine de mort. Le terme « luddite » est resté dans la langue pour désigner tout opposant au progrès technique.

Le chemin de fer

Lors de son introduction dans les années 1830, la locomotive suscita des craintes médicales sérieuses : on soutenait que la vitesse (parfois 50 km/h) rendrait les passagers fous, provoquerait des hémorragies internes ou ferait suffoquer les femmes. Des médecins publièrent des mises en garde. En Allemagne, le Conseil médical de Bavière déconseilla officiellement la construction de lignes ferrées pour ces raisons.

La fée électricité

L’électrification des villes à la fin du XIXe siècle provoqua des angoisses diffuses : peur des fils aériens, des incendies, des « courants errants ». À Paris, des riverains s’opposèrent à l’installation de lampadaires électriques dans leurs rues. L’Église vit parfois dans cette lumière artificielle une usurpation de la lumière divine.

Le téléphone

À ses débuts dans les années 1870–1880, il fut perçu comme une intrusion dans la sphère privée et un vecteur de contagion (on craignait d’attraper des maladies en parlant dans le combiné). Certains refusèrent d’en installer un chez eux, le jugeant peu sérieux ou réservé aux affaires louches.

Le cinéma

La projection des frères Lumière (1895) provoqua, dit-on, la fuite de spectateurs devant l’image du train arrivant en gare. Au-delà de l’anecdote, le cinéma fut longtemps considéré comme un divertissement vulgaire et moralement dangereux, susceptible d’exciter les « basses classes » et de corrompre la jeunesse.

La voiture automobile

Le Red Flag Act britannique (1865) obligea les véhicules à moteur à rouler au pas et à être précédés d’un homme portant un drapeau rouge pour avertir les passants. Les chevaux, les corporations de cochers et une partie de l’opinion publique s’opposèrent vigoureusement à l’automobile comme nuisance, danger et symbole d’arrogance bourgeoise.

La radio et la télévision

La radio des années 1920 fut accusée d’abrutir les foules et de détruire la vie familiale. La télévision, dans les années 1950, suscita des craintes analogues, amplifiées : passivité intellectuelle, sédentarité, disparition de la conversation, influence sur les enfants. Des pédiatres et des moralistes en réclamèrent la limitation stricte.

L’imprimerie (XVe siècle)

On l’oublie souvent, mais l’imprimerie de Gutenberg rencontra une résistance notable. Les copistes y virent la fin de leur métier. Certains clercs et humanistes s’inquiétèrent de la multiplication incontrôlée des textes erronés ou hérétiques. L’Église tenta rapidement d’en réguler l’usage par la censure et l’Index.

Ce qui frappe dans tous ces cas, c’est que les résistances mêlaient des peurs légitimes (perte d’emploi, nouveaux risques réels) à des angoisses plus fantasmatiques (dégénérescence morale, bouleversement de l’ordre naturel).

L’histoire montre aussi que certains de ces sceptiques n’avaient pas entièrement tort : chaque technologie a bien produit les bouleversements sociaux qu’on redoutait — même si leur bilan d’ensemble est plus complexe qu’un simple progrès ou une simple régression.

Qu’en est-il des résistances face à l’IA ?

La résistance à l’IA présente une physionomie différente des précédentes, parce que les objections viennent simultanément de plusieurs directions qui ne se recoupent pas toujours.

Les résistances ouvrières et syndicales

Elles prolongent directement la tradition luddite. Les syndicats de scénaristes hollywoodiens (grève WGA de 2023) ont négocié des clauses limitant l’usage de l’IA générative dans l’écriture de scripts. Les graphistes, traducteurs, illustrateurs, doubleurs s’organisent pour obtenir des protections contractuelles. C’est la résistance la plus concrète et la plus classique : défense du gagne-pain.

Les résistances artistiques et culturelles

Des artistes ont intenté des procès collectifs contre Midjourney, Stability AI et autres, au motif que leurs œuvres ont servi à entraîner des modèles sans consentement ni rémunération. Des auteurs (Margaret Atwood, Jonathan Franzen, et des centaines d’autres) ont signé des pétitions exigeant que les éditeurs d’IA respectent le droit d’auteur. La question n’est pas seulement économique : elle touche à l’identité de l’acte créateur.

Les résistances éthiques et politiques

Elles portent sur la surveillance, les biais algorithmiques, la reconnaissance faciale, les systèmes de notation sociale. Des villes américaines (San Francisco, Boston) ont interdit ou restreint la reconnaissance faciale pour les forces de l’ordre. Des chercheurs — dont certains venant de l’intérieur de l’industrie — ont démissionné ou pris publiquement la parole : Timnit Gebru (licenciée de Google en 2020 après un article sur les biais des grands modèles), Geoffrey Hinton (démissionnaire d’Alphabet en 2023 pour parler librement des risques).

Les résistances existentielles et catastrophistes

Une frange de chercheurs et de philosophes (le mouvement dit AIT safety, des organisations comme le MIRI ou le Centre pour la sécurité de l’IA) soutient que les systèmes d’IA générale pourraient, à terme, échapper au contrôle humain avec des conséquences irréversibles. La lettre ouverte de mars 2023 demandant une pause de six mois dans l’entraînement des modèles (signée par Elon Musk, Yoshua Bengio et d’autres) relève de cette logique — même si les motivations des signataires étaient très hétérogènes.

Les résistances institutionnelles et réglementaires

L’Union européenne a adopté l’AI Act (2024), premier cadre législatif global, classant les usages par niveau de risque et en interdisant certains. Des régulateurs américains, britanniques et canadiens engagent des enquêtes. C’est une résistance qui ne nie pas la technologie, mais tente de l’encadrer — analogue, en un sens, au Red Flag Act automobile, en plus sophistiqué.

Les résistances philosophiques et éducatives

Des enseignants interdisent ChatGPT dans leurs classes ou réforment leurs évaluations pour contourner la génération automatique de textes. Des philosophes s’interrogent sur la dissolution de la notion d’auteur, de responsabilité, de vérité. Des théologiens posent la question de ce que l’IA dit de la spécificité humaine.

Ce qui distingue cette résistance des précédentes

Trois traits sont inédits ou exacerbés :

La vitesse. Les révolutions industrielles se déployaient sur des décennies ; l’IA générative a envahi les usages en deux ou trois ans, laissant peu de temps à l’adaptation sociale et législative.

Le périmètre. Les technologies passées remplaçaient des tâches physiques ou des tâches cognitives répétitives. L’IA s’attaque au cœur de ce que les sociétés modernes valorisent le plus : la création, le jugement, la relation, le langage.

L’incertitude radicale. Pour la première fois peut-être, une part significative des ingénieurs et chercheurs qui construisent la technologie expriment publiquement des doutes sur sa maîtrisabilité à long terme. C’est une configuration nouvelle dans l’histoire des techniques.

Ce mélange de résistances légitimes, de paniques infondées et d’avertissements sérieux — déjà observable dans les cas historiques — est ici particulièrement difficile à démêler, parce que les enjeux sont à la fois plus diffus et potentiellement plus profonds.

Posté à 23h45 le 27 avril 26

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Pierre Lamy

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'Ce qui fout la trouille, c'est qu'une IA pourrait, à terme, échapper au contrôle humain avec des conséquences irréversibles

Posté à 12h44 le 28 avril 26

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Xuyozi

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Moi j'attends l'Apocalypse, qu'on en finisse une fois pour toutes ! Si j'dis ça, c'est pour leur donner raison avant le choc final... Ça leur fera plaisir... D'ici là, il reste toujours les manifs pour nous occuper et nous donner l'illusion de la réversibilité.

Posté à 14h06 le 28 avril 26

Édité à 14h07 le 28 avril 26 par Xuyozi

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Pierre Lamy

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Vu ma médiocre espérance de vie, il est probable que je la devance.
emot24

Posté à 15h42 le 28 avril 26

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Xuyozi

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Long live Pierre Lamy ! Je vais demander à l'IA si elle ne pourrait pas ralentir votre déclin pour que vous puissiez jouir du merveilleux spectacle de la fin du monde. À moins que vous n'ayez autre chose à faire ce soir là...

Posté à 17h54 le 28 avril 26

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Oxalys

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Pink Floyd 1975 : C'est long, c'est ringard, mais ça mérite qu'on prenne le temps de regarder et d'écouter

La même année 1975 : Bill Gates et Paul Allen fondent l'entreprise Micro-Soft ayant pour but de fabriquer la première machine à usage personnel capable d'utiliser un interpréteur de langage humain traduit en système binaire 0-1.

La suite, on connait
C'était il y a un demi-siècle, une éternité !

Posté à 18h07 le 28 avril 26

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Xuyozi

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Mais les paroles ne sont pas très éloquentes :

Welcome To The Machine (Bienvenue Dans La Machine)

Welcome my son, welcome to the machine
Bienvenue mon fils, bienvenue dans la machine
Where have you been ?
Où étais-tu ?
It's alright we know where you've been
Pas de problèmes, nous savons où tu étais
You've been in the pipeline, filling in time,
Tu es allé dans les conduits pour passer le temps,
Provided with toys and “Scouting for Boys” (1)
Avec tes jouets et tes magazines
You bought a guitar to punish your ma
Tu as acheté une guitare pour punir ta mère
And you didn't like school
Et tu n’aimais pas l’école
And you know you're nobody's fool
Et tu sais que tu n’es pas dupe
So welcome to the machine
Alors bienvenue dans la machine

Welcome my son, welcome to the machine
Bienvenue mon fils, bienvenue dans la machine
What did you dream ?
De quoi rêvais-tu ?
It's alright we told you what to dream
Pas de problèmes, nous t’avons dit de quoi rêver
You dreamed of a big star, he played a mean guitar,
Tu as rêvé d’une grosse étoile qui jouait salement bien de la guitare
He always ate in the Steak Bar
Qui mangeait toujours de la viande au fast-food
He loved to drive in his Jaguar
Qui aimait conduire sa Jaguar
So welcome to the machine
Alors bienvenue dans la machine

(1) Magazine scout anglais

https://www.lacoccinelle.net/257951.html

Posté à 18h37 le 28 avril 26

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Oxalys

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Mais les paroles ne sont pas très éloquentes

Comme précisé dans le commentaire : c'est ringard
C'est de la prophétie de quat'sous, aussi décousue que l'opéra de Brecht du même nom.

La prophétie „annonce“ - elle ne „dénonce“ pas

Posté à 08h52 le 29 avril 26

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Ggabrielle

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Qu’on se rassure, ce long savant développement ne peut être entièrement du à une Intelligence Artificielle,
Claude (IA)?

La preuve.
Il y a même de l’humour :
« Les chevaux emot3 , les corporations de cochers et une partie de l’opinion publique s’opposèrent vigoureusement ».

Et une joyeuse confusion entre « technologie » qui est plutôt du domaine de la théorie, de la recherche,
et « technique », du domaine pratique, de l’application.

« … une part significative des ingénieurs et chercheurs qui construisent la technologie expriment publiquement des doutes sur sa maîtrisabilité à long terme.
C’est une configuration nouvelle dans l’histoire des techniques ».

«les technologies passées remplaçaient
des tâches physiques ou des tâches cognitives répétitives».

Des « tâches » ne peuvent être « remplacées »
que par des « techniques».

Total, ce que j’ai relevé ci-dessus,
ne peut être du à une I.A.

vittorio, alias Ggabrielle, 100% humain limité, hélas !

P.S. Saluons l’exploit : outre ce savant développement historique, 2 (deux) (nouveaux forcément), topics,
ce même jourd’hier, 28 avril 2026.

Posté à 11h48 le 29 avril 26

Édité à 11h49 le 29 avril 26 par Ggabrielle

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Xuyozi

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À ce comique de l'opposition civique du cheval, s'en ajoute un autre : en effet, cette erreur de l'IA s'appelle en rhétorique un zeugma, aussi appelé attellage... comme quoi lorsque l'on chevauche des terrains diifférents ou que de loin apparentés...

N'y aurait-il pas aussi erreur dans le libellé du topic ? Ne faudrait-il pas parlé plutôt de la peur des nouvelles techniques ?
Bien que dans le langage courant les deux termes de techonologie et de technique soient souvents pris pour synonymes. Comme par exemple "chaque technologie a bien produit les bouleversements sociaux qu’on redoutait" - techonologie ou technique ?

Idem pour "C’est une résistance qui ne nie pas la technologie, mais tente de l’encadrer..."

Parfois il faut savoir décoder : "Les technologies passées [par les techniques dérivées] remplaçaient des tâches physiques ou des tâches cognitives répétitives.

"Pour la première fois peut-être, une part significative des ingénieurs et chercheurs qui construisent la technologie..." - Il s'agit ici d'un glissement métaphorique, puisqu'il est entendu que la techonologie n'est pas à proprement parler "construite", mais conçue, élaborée, développée., donc construite mentalement, théoriquement.

Ce texte est bien d'une IA. Et les quelques erreurs relevées pourraient bien en être la preuve, les IA avertissant en page de présentation et en petits caractères qu'elles peuvent faire des erreurs, preuve que ce n'est pas seulement l'homme qui en commet.

Mais, c'est bien, vous avez l'oeil (c'est une métaphore, mais comme vous aimez les choses précises, ajoutons que : C'est une métaphore morte — ou lexicalisée. Elle a été une métaphore vive à l'origine (l'œil comme instrument de surveillance et de perspicacité), mais l'usage l'a tellement usée qu'elle n'est plus perçue comme image : elle fonctionne désormais comme une locution figée, au même titre qu'avoir du flair ou avoir la main.
Pour qu'on parle de métaphore au sens rhétorique plein, il faut qu'il y ait un écart perçu — que le lecteur ou l'interlocuteur sente le transfert entre deux domaines sémantiques. Ici cet écart a disparu : personne n'évoque mentalement un œil physique en entendant vous avez l'œil.
La distinction qui compte est donc :
Métaphore vive : écart perçu, effet poétique ou cognitif
Métaphore morte : figement, intégration dans le lexique courant, écart effacé
Certains linguistes — Ricœur notamment — diraient qu'appeler cela encore une métaphore, c'est confondre l'étymologie (l'image d'origine) avec le fonctionnement actuel de l'expression.

Posté à 15h15 le 29 avril 26

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Xuyozi

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Pour revenir sur les chevaux qui s'opposaient :

La réaction des chevaux face aux premières automobiles fut complexe et souvent violente, bien que les chevaux eux-mêmes ne puissent pas "réagir" politiquement comme le suggérait la phrase incriminée (c'était plutôt leurs propriétaires et les cochers qui s'opposaient).

Voici comment les chevaux réagissaient concrètement :

1. La peur instinctive et les réactions physiques
Les premiers véhicules à moteur (fin des années 1890-début 1900) étaient bruyants, dégageaient une forte odeur de gaz d'échappement et produisaient des étincelles. Pour un cheval, animal de proie très sensible aux sons et aux odeurs, cela représentait une menace immédiate.

Hennissements et panique : Les chevaux hennissaient, se cabraient, reculaient brusquement ou tentaient de s'enfuir.
Accidents fréquents : Cette panique entraînait de nombreux accidents. Des attelages se renversaient, des cochers étaient projetés, et des piétons blessés lorsque les chevaux fuyaient vers les trottoirs ou traversaient la rue de manière erratique.
Le bruit des moteurs : Contrairement aux voitures à vapeur (plus silencieuses) ou aux tramways électriques, les premiers moteurs à explosion étaient très bruyants. Le bruit des klaxons primitifs (souvent des trompes à air ou des sifflets) aggravait la situation.
2. L'impact sur la circulation et la sécurité
Cette réaction animale a créé un véritable problème de sécurité publique dans les grandes villes comme Paris, Londres ou New York.

Ralentissement du trafic : Les conducteurs d'automobiles devaient souvent s'arrêter complètement pour laisser les chevaux se calmer, ce qui rendait la voiture moins rapide que le cheval dans certaines situations.
Conflits de cohabitation : Les automobilistes étaient parfois accusés de ne pas faire assez attention aux chevaux, tandis que les cochers accusaient les "machines infernales" de perturber leur travail et de mettre en danger leurs bêtes.
3. La réponse humaine (les propriétaires et cochers)
C'est ici que l'on retrouve l'esprit de la phrase mentionnée. La réaction des chevaux a été le prétexte principal utilisé par les corporations de cochers et les éleveurs pour s'opposer politiquement et légalement à l'automobile.

Arguments de sécurité : Ils affirmaient que les automobiles étaient trop dangereuses pour les animaux et donc pour la sécurité publique.
Lobbying : À Paris, par exemple, les cochers ont mené des grèves et fait pression sur la municipalité pour limiter la vitesse des automobiles ou interdire leur circulation dans certaines zones.
Protection des intérêts économiques : L'automobile menaçait directement leur métier. En utilisant la "protection des chevaux" comme argument moral, ils tentaient de freiner l'adoption de la technologie.
4. L'adaptation progressive
Avec le temps, deux phénomènes ont réduit ces réactions :

L'habituation : Les chevaux vivant en ville se sont progressivement habitués aux bruits et aux odeurs des moteurs, surtout lorsque les moteurs sont devenus plus silencieux et réguliers.
La formation : Certains cochers ont appris à mieux maîtriser leurs chevaux face aux stimuli nouveaux, et les automobilistes ont appris à éviter de surprendre les attelages.
En résumé, les chevaux réagissaient par une panique instinctive due au bruit, à l'odeur et à l'imprévisibilité des machines. Cette réaction biologique a été instrumentalisée par les humains (cochers et propriétaires) pour tenter de bloquer l'essor de l'automobile, créant ainsi un conflit social majeur au tournant du XXe siècle.

Bref, si les chevaux s'opposaient, ce n'est évidemment pas au sens civique, mais au sens instinctuel.

Posté à 16h22 le 29 avril 26

Édité à 16h26 le 29 avril 26 par Xuyozi

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Salus

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Les émissions vertigineuses de gaz à effet de serre

Le rapport de l'université de Stanford met en lumière les émissions carbones astronomiques de ce secteur. Les publications scientifiques démontrent que l'entraînement complet d'un seul grand modèle de langage génère des centaines de tonnes de dioxyde de carbone. Ce bilan catastrophique équivaut à la pollution totale émise par des milliers de voitures thermiques au cours de leur vie.

La demande explosive force cependant les entreprises à construire de nouveaux locaux à un rythme effréné. Cette immense course internationale à la puissance de calcul aggrave inévitablement la crise climatique et compromet les objectifs mondiaux de réduction des émissions polluantes.

La consommation hydrique insoupçonnée des serveurs

La dépense faramineuse en électricité n'est pas le seul problème environnemental grave. Les processeurs dégagent une chaleur extrême lorsqu'ils effectuent des milliards d'opérations par seconde. Les techniciens doivent impérativement refroidir ces équipements en permanence pour empêcher la destruction des circuits électroniques.

Pour accomplir cette tâche, les centres de données utilisent continuellement des quantités insoupçonnées d'eau douce. Ils pompent allègrement des millions de litres dans les réserves locales avant que l'eau ne s'évapore dans des vastes tours de refroidissement. Une étude scientifique majeure menée par l'université de Californie estime qu'une simple conversation avec un agent conversationnel consomme environ un demi-litre d'eau douce.

Cette consommation hydrique devient une préoccupation sociale majeure dans notre contexte de réchauffement climatique. Lors des périodes de sécheresse, ces usines numériques entrent en concurrence frontale avec l'agriculture paysanne et les besoins sanitaires des populations.

L'impact minier et la fabrication des processeurs

L'empreinte écologique commence bien avant la mise sous tension des premiers serveurs. La fabrication des processeurs exige l'extraction massive de métaux rares. Les mines de lithium, de cobalt ou de silicium bouleversent les écosystèmes naturels et polluent gravement les nappes phréatiques aux quatre coins du globe.

L'assemblage délicat des puces électroniques nécessite également l'utilisation de produits chimiques toxiques. Ces multiples composants voyagent ensuite par avion cargo ou par bateau à travers le monde. Cette complexe chaîne d'approvisionnement mondiale alourdit de manière drastique le bilan carbone global du secteur des nouvelles technologies.

De surcroît, les entreprises remplacent leurs serveurs tous les trois ou quatre ans pour rester performantes. Ce cycle de renouvellement effréné génère rapidement d'impressionnantes montagnes de déchets électroniques très complexes à recycler.

Posté à 19h37 le 29 avril 26

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Xuyozi

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Donc ?

Posté à 20h25 le 29 avril 26

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Ggabrielle

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@Xuyozi (ça fait pas un peu chinois ?)

Je présume que vos deux ripostes ci-dessus ne sont pas non plus entièrement « générées », comme on dit, par IA (« Claude » ?). Vice–versa et réciproquement. Me trompè-je ?

attellage,
Ne faudrait-il pas parlé
techonologie, 2 fois, Jean passe.
Ne dit-on pas que la faute, oups ! l’erreur est humaine.
(Merci pour la leçon « métaphorique »).

Pour l’explication tarabiscotée sur les chevaux-comiques, (replacés par les chevaux-vapeur), je fais l’impasse.

vittorio, 100%, etc.

Posté à 01h34 le 30 avril 26

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Xuyozi

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Ce qui fait chinois, ce n'est pas mon nom, mais votre réplique, où l'on sent en outre que vous êtes moins intéressé par la discussion que par le désir d'en découdre. La preuve, vous parlez de riposte, action de défense par l'attaque, ou botte en escrime. Je ne me bats pas, Monsieur, je discute.

attellage,
Ne faudrait-il pas parlé
techonologie, 2 fois, Jean passe.

Pardon ? ça c'est du chinois, pas ce que j'ai écrit.

Me trompè-je ?, vous vouliez dire Me trompé-je ?

(replacés par les chevaux-vapeur) ; vous vouliez dire sans doute (remplacés par les chevaux-vapeur) ?

Allez vous reposer, Monsieur, cela vous calmera et rechargera vos batteries, parce qu'actuellement, vous n'êtes pas à 100 %.

Posté à 01h56 le 30 avril 26

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