Le souffle du vent

par Colline


L'écume se dessine à pas feutrés. Au loin
Des vagues frissonnantes que le vent agace,
L'ombrelle s'éclipse, avec son aura fugace
Et le vent confie ses parfums chafouins.

Dans la houle du matin, où la brume murmure
Sur le sable mouillé, mon paréo effleure les galets
Aux rondeurs usées, sans blessures
Dans le reflet flâneur, polissant sa désinvolture
Se confie aux flots éthérés, l'hôte du passé.

Confidentiel clair de jour, où ressuscite la nuit
Le souffle du vent embrassé, en douce mélopée
Ondule les fragrances incertaines d'aujourd'hui.

Le souffle du vent se meurt, j'ai cicatrisé l'ombrelle
Je dois rentrer, oublier le songe douceâtre de l'ennui.

Je prendrais soin de nos promesses éternelles.

Publié le 07/04/2021

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