Il me vient en mémoire
ces matins d'espoir
ainsi que ces soirs
où sous l'étreinte de nos coeurs
nous racontions notre bonheur.
Parfum, fleur d'une vie meilleure
d'une vie partagée, aimée
qui nous menait en sérinité
aux confins de la félicité
Il me revient en mémoire
ces matins d'espoir
ces soirs de désespoir,
il me revient en mémoire
ta volonté de croire en nous.
il t'en a fallu
des larmes retenues
des armes d'amour !
et puis, il faudrait dire enfin,
la grande aube est venue
sans détour, pour toujours,
je t'aime est au quotiqien,
l'espoir, de tous les matins !
Tu es ma femme, je suis ton homme.
mon Amour
Février 15,2007, 9:33 amle retour
Décembre 9,2006, 8:47 am
vous ne le croirez pas:
dehors les poubelles
ont commencé à chanter...
elles dansent aussi
avec beaucoup de vacarme
sans se soucier des mauvais dormeurs
ni des mauvais chasseurs couchés en chien de fusil
Maintenant quelqu'un siffle
on entend le merle
on voit l'arbre au bout de la place
juste au-dessus de la fontaine,
bigre! pas encore réveillée celle-la
les poubelles sont endormies
un chien de chasse sans fusil
traverse la place en boitant
le merle baille
et la fontaine siffle
au peut-être l'inverse,
d'ici on ne voit pas très bien,
on ne voit rien du tout
alors ce serait cette imagination boiteuse
fille de nuit et des journées heureuses
qui courrait la prétentaine
des méandres nébuleux
de la tête à la bedaine ?
dehors les poubelles
ont commencé à chanter...
elles dansent aussi
avec beaucoup de vacarme
sans se soucier des mauvais dormeurs
ni des mauvais chasseurs couchés en chien de fusil
Maintenant quelqu'un siffle
on entend le merle
on voit l'arbre au bout de la place
juste au-dessus de la fontaine,
bigre! pas encore réveillée celle-la
les poubelles sont endormies
un chien de chasse sans fusil
traverse la place en boitant
le merle baille
et la fontaine siffle
au peut-être l'inverse,
d'ici on ne voit pas très bien,
on ne voit rien du tout
alors ce serait cette imagination boiteuse
fille de nuit et des journées heureuses
qui courrait la prétentaine
des méandres nébuleux
de la tête à la bedaine ?
y'a plus de saison
Avril 11,2006, 3:53 pm
c'est fou ce que l'on devient fainéant en vieillissant
se dit l'hiver au petit matin
ou plus exactement ce n'est pas le matin
c'est encore la nuit
un jeune coq s'époumonne à sonner le réveil
mais nenni chères cocottes vous pouvez rester au lit
l'hiver se sent vieux.
Au changement de saison
lorsqu'il aperçu l'automne
qui revenait du boulot
il lui raconta sa vieille douleur,
mais pensez vous les saisons ne peuvent pas se voir!
l'automne s'en est allé
fraîche et monotone comme on dit
et l'hiver s'est installé.
S'est installé faut voir comme!
pas une misérable gelée
pas une petite brise glacée
pas un flocon
bref comme s'il n'était pas là
bon, c'est facile à comprendre:
l'été fait le beau, le soleil
on allume, on chauffe, et ça marche!
derrière à l'embauche
l'automne prend la relève
attend un peu de fraîcheur et fait le ménage.
Quant au printemps, n'en parlons pas
c'est un jeune fou pas encore habitué
il vous met une pagaille sans nom dans l'usine.
Mais l'hiver, bonnes gens c'est autre chose
à peine arrivé il est à la tache
il saupoudre les montagnes de neige
givre les vallées, travail de dentelière
glace les villes
démonte les océans
souffle à perdre haleine dans les grandes plaines...
comment voulez-vous être bien portant avec tout ce travail!
et le travail l'a vaincu
il est malade du temps
il dort paisiblement
le matin se fera encore sans lui
tiens! quand on parle du loup...
...voila le matin
le merle siffle
la brume paresse sur l'étang
il fait doux...
une porte s'ouvre
en dansant une fumée, légère, s'évade de la cheminée
le ciel sourit...
il fait doux
ce sera une belle journée
et l'on dira encore:
Il n'y a plus d'hiver!
se dit l'hiver au petit matin
ou plus exactement ce n'est pas le matin
c'est encore la nuit
un jeune coq s'époumonne à sonner le réveil
mais nenni chères cocottes vous pouvez rester au lit
l'hiver se sent vieux.
Au changement de saison
lorsqu'il aperçu l'automne
qui revenait du boulot
il lui raconta sa vieille douleur,
mais pensez vous les saisons ne peuvent pas se voir!
l'automne s'en est allé
fraîche et monotone comme on dit
et l'hiver s'est installé.
S'est installé faut voir comme!
pas une misérable gelée
pas une petite brise glacée
pas un flocon
bref comme s'il n'était pas là
bon, c'est facile à comprendre:
l'été fait le beau, le soleil
on allume, on chauffe, et ça marche!
derrière à l'embauche
l'automne prend la relève
attend un peu de fraîcheur et fait le ménage.
Quant au printemps, n'en parlons pas
c'est un jeune fou pas encore habitué
il vous met une pagaille sans nom dans l'usine.
Mais l'hiver, bonnes gens c'est autre chose
à peine arrivé il est à la tache
il saupoudre les montagnes de neige
givre les vallées, travail de dentelière
glace les villes
démonte les océans
souffle à perdre haleine dans les grandes plaines...
comment voulez-vous être bien portant avec tout ce travail!
et le travail l'a vaincu
il est malade du temps
il dort paisiblement
le matin se fera encore sans lui
tiens! quand on parle du loup...
...voila le matin
le merle siffle
la brume paresse sur l'étang
il fait doux...
une porte s'ouvre
en dansant une fumée, légère, s'évade de la cheminée
le ciel sourit...
il fait doux
ce sera une belle journée
et l'on dira encore:
Il n'y a plus d'hiver!
Parfum du Tonkin
Mars 22,2006, 7:25 pm
Parfum du Tonkin
Un ouvrier paresseux
s'est allongé sur le bord du Tonkin,
ses narines frémissent à l'odeur du Jasmin,
des perles de rosée sucrée gonflent ses lèvres.
Quand l'ouvrier paresseux
ouvre grand les yeux
il aperçoit dans le soleil levant
une Chinoise au teint rose
qui lui caresse les cheveux.
Heureux temps mon neveu!
Mais voila le Tonkin
qui sonne le tocsin:
c'est le réveil qui s'époumone!
L'ouvrier paresseux
sort de son ombre Chinoise,
le tocsin prend un coup de poing
pied gauche pied droit,
foi de Chinois, je baille une fois
...défunt le parfum,
l'odeur est au boulot!
l'ouvrier besogneux
plonge la tête dans l'eau froide
chassant à tout jamais ce rêve,
rêve absurde des grands enfants mal nourris,
passe la musette
par dessus la tête
pousse le paravent
enfourche le vélo
rate la marche
et tombe à l'eau...
dans l'eau du Tonkin
Un ouvrier paresseux
s'est allongé sur le bord du Tonkin,
ses narines frémissent à l'odeur du Jasmin,
des perles de rosée sucrée gonflent ses lèvres.
Quand l'ouvrier paresseux
ouvre grand les yeux
il aperçoit dans le soleil levant
une Chinoise au teint rose
qui lui caresse les cheveux.
Heureux temps mon neveu!
Mais voila le Tonkin
qui sonne le tocsin:
c'est le réveil qui s'époumone!
L'ouvrier paresseux
sort de son ombre Chinoise,
le tocsin prend un coup de poing
pied gauche pied droit,
foi de Chinois, je baille une fois
...défunt le parfum,
l'odeur est au boulot!
l'ouvrier besogneux
plonge la tête dans l'eau froide
chassant à tout jamais ce rêve,
rêve absurde des grands enfants mal nourris,
passe la musette
par dessus la tête
pousse le paravent
enfourche le vélo
rate la marche
et tombe à l'eau...
dans l'eau du Tonkin
première
Mars 16,2006, 9:39 pm
Grande évasion
petit boulot de saison
c'est le printemps
le lilas sent bon
vertes les feuilles
vert aussi le feu imbécile,
l'avenue crasseuse défile
sur fond de grisaille barbouillée de tristesse.
A la cour des miracles
un vieux chien s'est planté
au sale milieu des pavés
il rêve!
il rêve d'une longue promenade
tout près de son maitre
qu'il a perdu un jour d'inattention
il rêve
et les grands platanes du bord de rue
restent là
suspendus entre chat et gouttière
restent là
suspendus les branches en croix
les feuilles naissent au printemps
le lilas sent bon
à la cour des miracles
rien ne se passe
Grande évasion
petit boulot de saison
Alfonso est au bistrot
le mécano sous l'auto
et bibilolo n'a pas envie d'aller au boulot
petit boulot de saison
c'est le printemps
le lilas sent bon
vertes les feuilles
vert aussi le feu imbécile,
l'avenue crasseuse défile
sur fond de grisaille barbouillée de tristesse.
A la cour des miracles
un vieux chien s'est planté
au sale milieu des pavés
il rêve!
il rêve d'une longue promenade
tout près de son maitre
qu'il a perdu un jour d'inattention
il rêve
et les grands platanes du bord de rue
restent là
suspendus entre chat et gouttière
restent là
suspendus les branches en croix
les feuilles naissent au printemps
le lilas sent bon
à la cour des miracles
rien ne se passe
Grande évasion
petit boulot de saison
Alfonso est au bistrot
le mécano sous l'auto
et bibilolo n'a pas envie d'aller au boulot
petit nouveau
Mars 13,2006, 3:07 pm
Bonjour à tous
je viens de créer cet espace, nouveau et je devrais même dire très nouveau.Pas vraiment né avec ce type d'engin entre les mains!En revanche curieux de la vie qui avance, et surtout amateur depuis toujours de poesies.
Histoire de me présenter mes préférences vont à Prévert, Fourest, Vian et plutot au genre original.
J'ai hate de vous lire et d'échanger textes; propos; idées
si cet essai est concluant je vous dis: A bientot
je viens de créer cet espace, nouveau et je devrais même dire très nouveau.Pas vraiment né avec ce type d'engin entre les mains!En revanche curieux de la vie qui avance, et surtout amateur depuis toujours de poesies.
Histoire de me présenter mes préférences vont à Prévert, Fourest, Vian et plutot au genre original.
J'ai hate de vous lire et d'échanger textes; propos; idées
si cet essai est concluant je vous dis: A bientot
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