13 ans de vie commune sur des ordinateurs,
Eux que je ne passerais pas même à ma soeur,
J'y ai vécu des émotions en 16 millions de couleurs,
Ils sont seuls témoins de mes humeurs.
J'en ai usé des claviers à taper,
A les frapper durant d'interminables soirées
Sur Diablo, WOW ou IRC,
Toute une vie à jouer et à coder.
Cg, Ant, la Java, aux C Shell,
Habile comme un python avec un gant de LaTeX.
Avec ses fenètres, l'écran est mon vortex
Où j'enfile les lignes sur un collier de Perl.
Ma vie défile comme un flux RSS,
Elle se remplit comme un bookmark d'adresses.
Quitter le bureau est ma plus grande détresse:
Pêché d'ivresse plutôt que de paresse.
Oiseau tonnerre qui dans le ciel s'éclipse,
Renard de feu vénéré par les apaches,
Je suis un gnou plein de panache
Qui ruse en Prolog comme en CLIPS.
Que me reste-t-il pour rêver ?
Ces déesses qui posent en .jpg ?
J'aimerais tant leur redonner la vie...
En full 3D, en temps réel, pas en .avi.
Ainsi suis-je blasé de mon luxe,
Ma connexion se coupe, mon poignet se luxe,
J'ai beau bronzer sous le soleil de Linux,
Je me sens peu à peu ressembler à Tux.
Il y a peut-être une vraie vie qui m'abandonne.
A mes muses du chat, c'est vrai je m'adonne.
Mais derrière mes .mp3 qui fredonnent
Quel framework, de ma vie, je donne ?
Je ne peux pas simuler la vie
Sur IRSSI, sur emacs ou sur VI.
Vivre derrière un pseudo, c'est une survie.
Devenir réel, peut-être, j'ai envie.
Métamorphoser mon kernel en un coeur entier,
M'interfacer avec les autres, ne plus émuler,
Quitter mon terminal, m'affranchir du mal
Et pourquoi pas...devenir normal ?
SP - 386 - 4.4.6 - 13:37
Eux que je ne passerais pas même à ma soeur,
J'y ai vécu des émotions en 16 millions de couleurs,
Ils sont seuls témoins de mes humeurs.
J'en ai usé des claviers à taper,
A les frapper durant d'interminables soirées
Sur Diablo, WOW ou IRC,
Toute une vie à jouer et à coder.
Cg, Ant, la Java, aux C Shell,
Habile comme un python avec un gant de LaTeX.
Avec ses fenètres, l'écran est mon vortex
Où j'enfile les lignes sur un collier de Perl.
Ma vie défile comme un flux RSS,
Elle se remplit comme un bookmark d'adresses.
Quitter le bureau est ma plus grande détresse:
Pêché d'ivresse plutôt que de paresse.
Oiseau tonnerre qui dans le ciel s'éclipse,
Renard de feu vénéré par les apaches,
Je suis un gnou plein de panache
Qui ruse en Prolog comme en CLIPS.
Que me reste-t-il pour rêver ?
Ces déesses qui posent en .jpg ?
J'aimerais tant leur redonner la vie...
En full 3D, en temps réel, pas en .avi.
Ainsi suis-je blasé de mon luxe,
Ma connexion se coupe, mon poignet se luxe,
J'ai beau bronzer sous le soleil de Linux,
Je me sens peu à peu ressembler à Tux.
Il y a peut-être une vraie vie qui m'abandonne.
A mes muses du chat, c'est vrai je m'adonne.
Mais derrière mes .mp3 qui fredonnent
Quel framework, de ma vie, je donne ?
Je ne peux pas simuler la vie
Sur IRSSI, sur emacs ou sur VI.
Vivre derrière un pseudo, c'est une survie.
Devenir réel, peut-être, j'ai envie.
Métamorphoser mon kernel en un coeur entier,
M'interfacer avec les autres, ne plus émuler,
Quitter mon terminal, m'affranchir du mal
Et pourquoi pas...devenir normal ?
SP - 386 - 4.4.6 - 13:37
