Printemps

J’ai épuisé mon écot d’hommes,
Larmes, sanglots et désespoir !
Les mots se perdent
Fil du rasoir.

Mais en ce matin de printemps,
L’air se remplit de jeunes perles.

Je veux aimer l’aube nouvelle,
Laver mes mains dans les ruisseaux,
Chasser les ombres des tombeaux.

J’ai épuisé mon écot d’hommes.
Aux premières lueurs, demain,
J’emplis ma besace d’humain.

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