Mars a posé ses pas de givre
Sur le cerisier du jardin,
Quelque poudre tombée matin
Des pages blanches de son livre.
Les armes de glace et de froid
N’avaient pas si tôt rendu l’âme ;
Au cœur encor couvait la flamme.
L’hiver brûle de tous les bois.
Quelle illusion de fausses trêves !
Le gel a repris ses pleins droits,
Comme tes lèvres de frimas.
Notre morte-saison fut brève.
Sur nos anciens désirs éteints,
Mars a posé ses pas de givre.
Hier n’en finit de survivre,
Le printemps rêve de demain.
Sur le cerisier du jardin,
Quelque poudre tombée matin
Des pages blanches de son livre.
Les armes de glace et de froid
N’avaient pas si tôt rendu l’âme ;
Au cœur encor couvait la flamme.
L’hiver brûle de tous les bois.
Quelle illusion de fausses trêves !
Le gel a repris ses pleins droits,
Comme tes lèvres de frimas.
Notre morte-saison fut brève.
Sur nos anciens désirs éteints,
Mars a posé ses pas de givre.
Hier n’en finit de survivre,
Le printemps rêve de demain.