Afrique

Entends-tu, jeune enfant, du fin fond de la brousse
Monter le rythme lourd du tam-tam africain ?
Sens-tu ton cœur frémir, ton corps pris de secousse,
Sens-tu ces battements t’enivrer comme un vin ?

Je suis le cri perdu
Des noires origines
Le frappé de la pluie
Le pas des éléphants
L’aile de l’harmattan
Qui jette un peu son souffle
Et l’ocre du berceau
Dans les cases d’avant

Entends-tu, jeune enfant, ces chants bruns hypnotiques
Te berçant de leurs bras aimants et familiers.
Entends-tu cet appel ? Goûtes-tu sa musique ?
Ta mémoire de chair ne peut pas l’oublier.

Je suis le cri perdu
Au milieu de la ville
Mes pieds nus sont ancrés
Aux grains d’or de poussière
Mon esprit vagabonde
Sur les plumes du vent
Je danse avec la terre
J’honore le vivant

Entends-tu l’africain tombé de tes entrailles
Qui renait par surprise en claquement de doigts,
Une étoile d’humain qui a fait ses semailles.
Entends-tu ce soleil qui chante au creux de toi ?

Commentaires

Posté par  
sur Février 7,2007, 3:14 pm
Poussière de cacao,
et étincelle de peau
Gravées dans le djembé,
tu chaloupes tes origines
Bateau tangué de chaque pas.
Rythm and song and co,
éclairs de si claves dans le noir,
résonnent dans ta vie
des éclats de cacao
parsemés dans tes cheveux serrés
quand deux billes incandescentes
lancent les flammes
qui accrochent le regard.

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