Te souviens-tu de nous ? Le miroir de tes yeux
Parfumant de frisson les courbes de l’aurore,
L’ourlet de tes mauves embrasant mes boutons d’or
Et puis cette impression de ne plus être deux.
Nos lèvres se soudaient sur la croupe du Temps,
Nous n’avions peur de rien, tu me prenais la main.
Les odeurs de nos chairs embrasées de demain
Gorgeaient de nos baisers l’écho de nos tourments.
Te souviens-tu de nous ? L’odeur de notre nuit,
Parfumant notre lit des rires de nos fièvres,
Ton rire m’enlaçant aux courbes de tes lèvres,
Ta blessure rougie qui pimentait l’ennui.
Nos corps nus chevauchaient le cœur pauvre du Temps,
Nous nous moquions de lui, il était ridicule.
Nos rires accompagnaient son tic-tac lancinant,
Nous plantions nos éclats au cœur de sa pendule.
Te souviens-tu de nous ? Je me souviens de tout,
Je me souviens surtout du Temps qui se vengea
De son tic-tac blessant les échos de nos voix,
De nos odeurs glaçant les aubes de dégoût.
Je me souviens aussi de nos deux cœurs tranchés,
Blêmissant les promesses à l’orée du mensonge,
Je me souviens d’un songe épicé de baisers.
Je me souviens d’un songe où nous ne faisions qu’un
Je me souviens d’un songe où souriait demain,
Je me souviens d’un songe………
Parfumant de frisson les courbes de l’aurore,
L’ourlet de tes mauves embrasant mes boutons d’or
Et puis cette impression de ne plus être deux.
Nos lèvres se soudaient sur la croupe du Temps,
Nous n’avions peur de rien, tu me prenais la main.
Les odeurs de nos chairs embrasées de demain
Gorgeaient de nos baisers l’écho de nos tourments.
Te souviens-tu de nous ? L’odeur de notre nuit,
Parfumant notre lit des rires de nos fièvres,
Ton rire m’enlaçant aux courbes de tes lèvres,
Ta blessure rougie qui pimentait l’ennui.
Nos corps nus chevauchaient le cœur pauvre du Temps,
Nous nous moquions de lui, il était ridicule.
Nos rires accompagnaient son tic-tac lancinant,
Nous plantions nos éclats au cœur de sa pendule.
Te souviens-tu de nous ? Je me souviens de tout,
Je me souviens surtout du Temps qui se vengea
De son tic-tac blessant les échos de nos voix,
De nos odeurs glaçant les aubes de dégoût.
Je me souviens aussi de nos deux cœurs tranchés,
Blêmissant les promesses à l’orée du mensonge,
Je me souviens d’un songe épicé de baisers.
Je me souviens d’un songe où nous ne faisions qu’un
Je me souviens d’un songe où souriait demain,
Je me souviens d’un songe………