Le sac de la vie

Engeôlée dans un sac, la vie gît cimetière.
Encerclées de l’hiver, les feuilles nause-abondent.
Effeuillées par le doute et la douce nuit blonde,
Elle fleur dans un songe en corps gris de poussière.

Cajolée dans un lit, l’en-vie s’aime prière
Encerclées de lueurs, les feuilles d’or abondent.
Effleurées par le rêve et la lune si ronde,
Elle rit sur ma cime en corps blanc de lumière.

Les vers font ripailles dans mon corps cime-en-terre
Qui gigote de rire en ces habits d’ivraie,
Mais grouille de l’envie émasculée d’hiver
Et pleure de l’ennui fustigeant l’éthéré.

O, cyprès de l’envie protège des ténèbres,
Mon âme de lumière apeurée de lit-vers.
Et gonfle moi d’amour pour que saigne la mort ;
Avant que ne se meurt la flamme de mon corps.

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