La nuit rongeait mon coeur et ses gouttes acides
Cognaient aux volets clos bleutés de la Mémoire.
L’étoile mort-dorait les manteaux de David
Et fuyait la nuit rouge assassinée d’espoir.
Parqués comme des bêtes en des wagons gravides
Ne sortaient des entrailles tombeaux que leurs miroirs.
Beaucoup étaient mort-nés du ventre infanticide
Aux délétères effluves de cet odieux mouroir.
Certains vivaient encore mais fantômes apatrides
Ils souffraient, orphelins d’amour et puis d’espoir.
Le silence geignait en râles du génocide.
De ces humiliations, chemins de croix arides ;
Je veux remémorer ces regards fous et vides
Et souhaite qu’à jamais soit morte cette histoire.
Cognaient aux volets clos bleutés de la Mémoire.
L’étoile mort-dorait les manteaux de David
Et fuyait la nuit rouge assassinée d’espoir.
Parqués comme des bêtes en des wagons gravides
Ne sortaient des entrailles tombeaux que leurs miroirs.
Beaucoup étaient mort-nés du ventre infanticide
Aux délétères effluves de cet odieux mouroir.
Certains vivaient encore mais fantômes apatrides
Ils souffraient, orphelins d’amour et puis d’espoir.
Le silence geignait en râles du génocide.
De ces humiliations, chemins de croix arides ;
Je veux remémorer ces regards fous et vides
Et souhaite qu’à jamais soit morte cette histoire.