Préface à une théorie des rêves

L’orage a aiguisé ses couteaux.
Les éclairs ont tailladé nos nuages,

ont éventré le ciel.
Maintenant on trouve le soir récuré.

La vielle lune laisse tomber
un cati nouveau sur le canal.

Ce monde est presque réel
--comme l’autre. Pensez:

des tessons étincèlent sur les rives,
les vidanges chuchotent aux rats.

Commentaires

Posté par  
sur Avril 9,2007, 4:37 pm
J'en reste sans voix...
Des "soirs récurés", si au moins les orages pouvaient servir à ça, nos vieux jours seraient limpides.
Merci

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