LE BOUQIN DES LAMENTATIONS


Le cigare de Kerry dans la bouche
Moi je ris mes chéris

De vos doutes

Faux pas croire qu’on contrôle le monde
Comme Charlie c’est la machine moderne

Dont nous sommes les outils passés
Ridiculement mangés par nos propres créations

Qui nous mène
et qui gronde

En bateau, la soif de posséder
la vision
D’un Jules Vernes égaré dans une réalité fiction

L’infini équation alimentée de nos propres pulsions
La main invisible avait raison

Sur le marché de nos peurs, le passé a séché nos larmes
On a juste oublié le bouton arrêt
D’une folie qu’on désarme

Autoalimente ton cœur, apprend à craindre le système
Apprend à dire vous et tue toi comme ce qui t'aimes

Regarde l’infiniment petit pour ne pas voir
L’immensément affligeant

Apprend à regarder par la lorgnette de ta vie
Evite de penser aux autres

Tu ne seras jamais grand

Tout est si petit. Et le monde paraît éternel
Devant une vie qui s’éteint comme on souffle une chandelle

Sur un lit de morts qu’on ne peut plus veiller
On apprend à ne plus aimer son corps et à le mutiler
Du regard et des autres on ne voit plus que les robots
C’est le monde moderne et Jules Vernes avait raison

On a fait le tour du monde en ballon
En un match idiot

On est les ridicules outils, d’une prison égarée
D’un livre qui s’est écoulé des pages

D’un prophète n’annonçant plus qu’un monde d’images
Et à la lecture de la bible des temps nouveaux

On aimerait tous trouver le poing qui le clos
Enfin

Et nous montre le vrai visage
D’un monde qui à défaut d’être le mien

Pourrait être le votre

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