Pour ma petite soeur Robin, morte d'une Leucémie Tu étais la fille d’un président mais plus que tout Robin Tu étais ma sœur Tu n’étais pas qu’un rouge-gorge qu’on assassine Aux ailes du bonheur Nan, Tu t’es battue, mais l’air de plomb Qui faisait suffoquer tes rêves Nous a chassé de ta prison nous ne luttions que sur tes lèvres pourtant, on pouvait tout te donner, l’argent et l’or de notre cage on voulait tous te voir sourire, et voir un jour sur ton visage] le rire de l’oiseau envolé qui s’est perdu pour revenir pépie du passé de ses peurs et s’émerveille de ressentir que la vie ne quitte pas les rouges-gorges et qu’un malheur] ne pouvait toucher que les autres, certainement pas, ma propre sœur |