Mon dos de bois sue de la pluie tiède
C’est un chaume de canne creuse aux feuilles qui bruissent.
Fouissant les rizières des peurs qui précèdent,
Mes racines hurlent sous terre leurs malices.
Le froid est venu engourdir mon délice,
Reprendre les caresses et le sein tiède.
Voici la nuit, et les fauves rugissent
Leur solitude entre les andromèdes.
J’étais un filet de vie dévorant,
Affamé d’eau et de lueurs humides.
Je suis une innocente chrysalide
Dormant sans espoir d’enlèvement.
Enfant sans vie, bouche sans salive,
J’ai parlé au givre, appelé l’absence,
Dans une forêt de brèves inconséquences.
J’ai cru n’être pas seul être qui vive.
Lorsque le vide s’empare de mes yeux,
Il les tire outre-douleur à ses pieds.
Je suis une graine où dort une princesse.
Une pousse de cive attendant la mousson.
C’est un chaume de canne creuse aux feuilles qui bruissent.
Fouissant les rizières des peurs qui précèdent,
Mes racines hurlent sous terre leurs malices.
Le froid est venu engourdir mon délice,
Reprendre les caresses et le sein tiède.
Voici la nuit, et les fauves rugissent
Leur solitude entre les andromèdes.
J’étais un filet de vie dévorant,
Affamé d’eau et de lueurs humides.
Je suis une innocente chrysalide
Dormant sans espoir d’enlèvement.
Enfant sans vie, bouche sans salive,
J’ai parlé au givre, appelé l’absence,
Dans une forêt de brèves inconséquences.
J’ai cru n’être pas seul être qui vive.
Lorsque le vide s’empare de mes yeux,
Il les tire outre-douleur à ses pieds.
Je suis une graine où dort une princesse.
Une pousse de cive attendant la mousson.