J’ai crocheté tes malles et dit à tes oreilles,
Que je sais le nom des morts et des chrysalides
Que je sais où tu caches leurs plaies à ton orgueil.
J’ai laissé l’entrée ouverte comme un vieux livre.
Lorsque la nuit ton grossier navire appareille,
Vers les eaux sombres, c’est leur sang versé qui se vide.
Tu crains le silence et ma mort dans les tilleuls
Bordant l’aller retour de tes pensées chétives.
Je reviendrai encore la nuit entre les treilles
Voler du sucre et les mémoires insipides,
Serrées à l’aine, au cœur comme un vieil écureuil.
Ton remord nu au froid du matin me délivre.
Lorsque je brise encore les bardeaux qui étayent
Cette muraille bâtie contre ta peur du vide,
Je sais en te voyant dormir si loin du seuil
Que tu viendras la refermer sans me poursuivre.
Que je sais le nom des morts et des chrysalides
Que je sais où tu caches leurs plaies à ton orgueil.
J’ai laissé l’entrée ouverte comme un vieux livre.
Lorsque la nuit ton grossier navire appareille,
Vers les eaux sombres, c’est leur sang versé qui se vide.
Tu crains le silence et ma mort dans les tilleuls
Bordant l’aller retour de tes pensées chétives.
Je reviendrai encore la nuit entre les treilles
Voler du sucre et les mémoires insipides,
Serrées à l’aine, au cœur comme un vieil écureuil.
Ton remord nu au froid du matin me délivre.
Lorsque je brise encore les bardeaux qui étayent
Cette muraille bâtie contre ta peur du vide,
Je sais en te voyant dormir si loin du seuil
Que tu viendras la refermer sans me poursuivre.
sur Février 21,2007, 11:47 pm
Têtu et cherchant toujours plus de noirceur, je ne serai sans doute pas séduit pas l'ensemble (j'ai parcouru brievement votre site); Mais j'apprécie en tous cas beaucoup la matière poétique qui flamboie ici. Ca m'a tapé dans l'âme je dirais!
J'ai eu l'impression de lire du Jules Laforgue.
Magnifique.
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