fin du tourment

J’ai crocheté tes malles et dit à tes oreilles,
Que je sais le nom des morts et des chrysalides
Que je sais où tu caches leurs plaies à ton orgueil.
J’ai laissé l’entrée ouverte comme un vieux livre.
Lorsque la nuit ton grossier navire appareille,
Vers les eaux sombres, c’est leur sang versé qui se vide.
Tu crains le silence et ma mort dans les tilleuls
Bordant l’aller retour de tes pensées chétives.
Je reviendrai encore la nuit entre les treilles
Voler du sucre et les mémoires insipides,
Serrées à l’aine, au cœur comme un vieil écureuil.
Ton remord nu au froid du matin me délivre.
Lorsque je brise encore les bardeaux qui étayent
Cette muraille bâtie contre ta peur du vide,
Je sais en te voyant dormir si loin du seuil
Que tu viendras la refermer sans me poursuivre.

Commentaires

Posté par mizan  
sur Février 21,2007, 11:47 pm
Superbe plume et univers fascinant.
Têtu et cherchant toujours plus de noirceur, je ne serai sans doute pas séduit pas l'ensemble (j'ai parcouru brievement votre site); Mais j'apprécie en tous cas beaucoup la matière poétique qui flamboie ici. Ca m'a tapé dans l'âme je dirais!
J'ai eu l'impression de lire du Jules Laforgue.
Magnifique.

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Posté par  
sur Février 23,2007, 11:25 am
Vous pouvez aussi vous rendre là:

http://poesie.webnet.fr/vospoemes/4433/liste.html

http://www.poementiel.com/4555.html

http://www.u-blog.net/archedenoe

et y prendre ce qui vous plaira.
Dans la vie je suis un laconique silencieux que d'écrire soulage. Tant mieux si le sel de mes humeurs vous est agréable.

Ecrivez vous?

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