Métempsychose

Métempsychose

L’aube envoie ses rayons caresser les pétales
Etourdis de lumière
D’une cruelle fleur aux senteurs minérales
Qui vrillent mes paupières.

Les larmes, sous mes yeux, galets chauffés à blanc,
Sont des gangues de verre où l’électricité
Se noie, entre deux cris, troublant ma cécité.
Un vin empoisonné s’écoule entre mes dents.

Et mon cou assoiffé de tes crocs narcotiques
Se marbre de veinules ;
Sous les gestes glacés de tes doigts névrotiques,
Quand mes sangs capitulent.

Le sceau de ma défaite étendra ses contours
Sur tes notes de nuit et sur ton dos zébré ;
Et tu pourras mourir, écorché de velours,
Quand tu auras souffert contre mon corps cendré.

Une épine se fiche à travers mon aorte.
Sur ma paume profane,
La rose a pris racine entre les lignes mortes
Où lisent les gitanes.

22 avril 2007

Commentaires

Posté par mizan  
sur Juin 28,2007, 5:30 pm
Lorsque j'aurai un peu de temps je me pencherai plus avant sur toutes ces belles choses.
...en tous cas...

Quelle maîtrise, quelle densité! Le moindre mot est pesé et senti. Beaucoup de splendides métonimies. Une versification millimetrée aliée à une poétique... soufflante.

La seule chose que j'aime moins ce sont certains de tes thèmes. Je prefere généralement des choses plus narratives à l'exploration des sentiments... bref je donnerai mon avis au cas par cas.

A bientôt.


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Posté par George W  
sur Août 31,2007, 4:20 am
peut-être dommage sur le dernier quatrain qui semble un peu solitaire et la peau cendré.. un peu faible et semblant contrainte... l'image aurait pu être plus forte

une néanmoins très belle écriture mais tu le sais pour nous être déjà croisés

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