L’abandon est consommé. En flocons d’abstraction.
Une larme de froid
Glisse
Le long d’un chapelet
Vertébral.
Et les fleurs agonisent…
Fleuves froissés de vent. Ouragans de napalm.
Les crocs de ce loup blanc
Esquissent
Des craquelures
Sur le verre disloqué de sabliers
Amorphes.
Ça y’est.
La torture s’épingle lentement sur les ruines des edelweiss,
Tandis que le gel
Fracture
Leurs tiges cautérisées.
Maculées de débris,
Des perles d’innocence sont disséquées par un murmure.
Ça y’est.
J’épouse des soupirs.
Le clair de lune pose son sceau sur ces chrysanthèmes ourlés de deuil.
(Je hais les fleurs séchées…)
Entre mes lèvres recueillies
Un papillon
De nuit
Dépose
Son baiser de scalpel.
Une éruption de sang abreuve les aciers.
Et mon cœur en pâture
A l’amour
Antarctique.
Et mon corps pour vestige
D’un écran
De morsures.
Une éruption de sang transperce les glaciers…
19 février 2007