Maintenant, et à l’heure de notre mort…
Deux bleuets acérés – deux balles sous mon crâne,
(Au son de tes comas, fleurissent mes ulcères).
Genoux brisés, je crache au ciel, mon Père.
Tes yeux – péchés mortels maculant mon Eden,
Deux dés incandescents – deux torpeurs océanes,
(Mon oraison gémit ses ardeurs pestifères).
Doigts arrachés, je crache au ciel, mon Père.
Tes yeux – abîmes bleus bordés de cyclamens,
Deux pétales tranchants – deux farfadets profanes,
(Mon nombril nécrosé est mangé de cratères).
Souffle azoté, je crache au ciel, mon Père.
Tes yeux – dédales morts envahis de lichens,
Deux bûchers infernaux – deux cryptes qui ricanent,
(Sous mon front écumant, ton charnier vocifère).
Ongles scalpés, je crache au ciel, mon Père.
Tes yeux ont transfusé le Léthé dans mes veines.
30 janvier 2007
sur Juillet 5,2007, 6:54 pm
quand on caresse l'haine
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