Tes yeux noirs
Tes yeux noirs, suspendus aux toits de mon sommeil,
Pleurent les dégradés de leur fusain nocturne ;
Mes paumes de papier recueillent dans leur urne
Le nectar constellé de ton pinceau vermeil.
Tes yeux noirs, repeuplant la nuit de mon alcôve,
Eclaboussent de feu mes fantasmes lassés.
Ton sourire geôlier tient mon cœur embrassé ;
L’ellipse de tes cils berce la lune fauve.
Tes yeux noirs, encriers zébrés de crépuscule,
Dessinent sur mes reins, en sillons violets,
Les maillages troublés qui hantent leurs filets.
Sous le joug de tes doigts, mes esquisses basculent…
Tes yeux noirs, pigmentés de zestes mordorés,
Sur mes draps silencieux, brodent leurs arabesques ;
Jupiter, dissolu, se perd entre tes fresques ;
Ton mystère obscurcit mes astres éplorés.
Tes yeux noirs, sur ma peau, vaporisent l’hiver,
Infusant l’obsession de leurs baisers fantômes
Entre les sombres eaux où naissent mes atomes ;
Tes yeux, noirs de soleil, étranglent l’univers !
11 janvier 2007
Tes yeux noirs, suspendus aux toits de mon sommeil,
Pleurent les dégradés de leur fusain nocturne ;
Mes paumes de papier recueillent dans leur urne
Le nectar constellé de ton pinceau vermeil.
Tes yeux noirs, repeuplant la nuit de mon alcôve,
Eclaboussent de feu mes fantasmes lassés.
Ton sourire geôlier tient mon cœur embrassé ;
L’ellipse de tes cils berce la lune fauve.
Tes yeux noirs, encriers zébrés de crépuscule,
Dessinent sur mes reins, en sillons violets,
Les maillages troublés qui hantent leurs filets.
Sous le joug de tes doigts, mes esquisses basculent…
Tes yeux noirs, pigmentés de zestes mordorés,
Sur mes draps silencieux, brodent leurs arabesques ;
Jupiter, dissolu, se perd entre tes fresques ;
Ton mystère obscurcit mes astres éplorés.
Tes yeux noirs, sur ma peau, vaporisent l’hiver,
Infusant l’obsession de leurs baisers fantômes
Entre les sombres eaux où naissent mes atomes ;
Tes yeux, noirs de soleil, étranglent l’univers !
11 janvier 2007