Premier mouvement
Ils volent, croqués dans la trame de leurs postures, grands manteaux ouverts, tous ces gens qui brûlent de silences, ceux qui ne partent pas. Ils volent, bruits de fond, un couvercle de mots prisonnier sur leurs lèvres. Écorchés de sourires, ensembles
Des gens du noir aux ourlets matraques
Des masques sans enfants des jouets nus et couverts de colère.
Nos chevilles toujours grandissantes aux instants qu'on déroule, éternels évanouissements en plein automne comme par volonté de l'empreinte
Car nous, élargis
Presque à deux pas
N'étions froissés qu'en automne
Ce jour était la toute saison
Le grenier couleur vacarme
Par terre en longueur
Effacer les nocturnes
Folle envolée au piano et nous
Petits
Pâles
N'avons écrit que le plus sale des reflets
A l'air libre frappé entre nos mains
N'étions que de pauvres Îles Mortes
Aux orgues aux orgues
Des siècles étaient tombés
Depuis les orgues
Et nous mangeons encore la poussière de nos noms, frappés au fer rouge.
Second mouvement
A la recherche des ombres, nous marchons comme un seul homme, à demis pas. Un instant de sueur, juste effacé, nous prévient du chaos à peine éludé
A découvert j'avance petit, et fermé comme au premier jour
Je me souviens encore du Là-Haut qui ne demandait rien et pleure, compliqué.
Ce sont parfois des noirs qu'on a voulu éteints,
Parfois une épaule de couleur perdue qu'on a frappée à minuit.
Quand les cieux se sont ouverts, lourds et égoïstes,
Je me suis penché de tout mon être pour y voir encore des couleurs
Passé des heures à sourire en amont,
sans jamais reconnaître une seule ride de ce dieu venu me chercher, j'ai poussé un cri d'homme silence
Je ne suis pas de ceux qui ont le rouge de l'étoffe en paroles
Les mots coulent, se noient aux inverses
mais n'ont pas de fin, juste effacés
Les mots s'avancent marquent ma gorge, de leurs pattes aiguës
ont l'empreinte et l'amer de ceux des autres dieux.
Ils volent, croqués dans la trame de leurs postures, grands manteaux ouverts, tous ces gens qui brûlent de silences, ceux qui ne partent pas. Ils volent, bruits de fond, un couvercle de mots prisonnier sur leurs lèvres. Écorchés de sourires, ensembles
Des gens du noir aux ourlets matraques
Des masques sans enfants des jouets nus et couverts de colère.
Nos chevilles toujours grandissantes aux instants qu'on déroule, éternels évanouissements en plein automne comme par volonté de l'empreinte
Car nous, élargis
Presque à deux pas
N'étions froissés qu'en automne
Ce jour était la toute saison
Le grenier couleur vacarme
Par terre en longueur
Effacer les nocturnes
Folle envolée au piano et nous
Petits
Pâles
N'avons écrit que le plus sale des reflets
A l'air libre frappé entre nos mains
N'étions que de pauvres Îles Mortes
Aux orgues aux orgues
Des siècles étaient tombés
Depuis les orgues
Et nous mangeons encore la poussière de nos noms, frappés au fer rouge.
Second mouvement
A la recherche des ombres, nous marchons comme un seul homme, à demis pas. Un instant de sueur, juste effacé, nous prévient du chaos à peine éludé
A découvert j'avance petit, et fermé comme au premier jour
Je me souviens encore du Là-Haut qui ne demandait rien et pleure, compliqué.
Ce sont parfois des noirs qu'on a voulu éteints,
Parfois une épaule de couleur perdue qu'on a frappée à minuit.
Quand les cieux se sont ouverts, lourds et égoïstes,
Je me suis penché de tout mon être pour y voir encore des couleurs
Passé des heures à sourire en amont,
sans jamais reconnaître une seule ride de ce dieu venu me chercher, j'ai poussé un cri d'homme silence
Je ne suis pas de ceux qui ont le rouge de l'étoffe en paroles
Les mots coulent, se noient aux inverses
mais n'ont pas de fin, juste effacés
Les mots s'avancent marquent ma gorge, de leurs pattes aiguës
ont l'empreinte et l'amer de ceux des autres dieux.