Bourrasque

Hélas, voilà que l’ombre s'en vient et défait chez toi son lourd manteau de pluie,
Ses regards égarés tapissent ta demeure d’impuissance et de peine
Et tu restes sourd à ce vacarme de silence éteint, figé, comme un chat dans la nuit
Qui regarde venir à toute vitesse la voiture qui fera tomber le rideau sur la scène.

Les bourrasques violentes de l’amour qui se meurt viennent cogner les vitres glacées
Et tout mon être enrage de n’être pas capable de te faire comprendre comment partir,
Tandis que seul dans ta prison ouverte, tu regardes la porte et tu restes enfermé,
Drapé dans ta musique et tes rêves d'enfant, perdu entre passé, présent et avenir.

Faut-il que l'on t'attende ou qu'on te laisse souffrir dans l'enceinte de tes murs ?
Faut-il venir te chercher ou t'abandonner à tes propres erreurs, ta propre lâcheté ?
Hélas voilà que l'ombre s'en vient et défait chez toi sa plus lourde armure...
Comme elle est triste ta liberté, entravée de chaînes de fer et d'acier...

CSH - 21/09/06

Commentaires



 
Nom

Email

URL


Se souvenir de moi ?

Commentaires


Vérification du code
Vérification du code