LES MEUTES HUMAINES


***LES MEUTES HUMAINES***

Nous sommes les vampires de notre propre vie
et nous la dévorons aux lèvres de la nuit
Nous sommes les enfants inutiles moqueurs
dont les lèvres gercées couturées de bonheur
ne vomissent en s’ouvrant que l’immondice mal
arrachant la suture qui retient l’animal
que nous sommes. En cédant hurle et crache au soleil
maudit la terre et l’homme notre monstre en sommeil
et les ombres lâchées aux souvenirs du jour
irrépressiblement sans cesse tuent et courent
ne sauvant l’éternel de leurs minables êtres
qu’en jetant tout leurs corps au brasier de la bête
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Commentaires

Posté par mizan  
sur Juillet 29,2006, 10:53 pm

"lèvres gerçées", "leurs corps au brasier" C'est terrible comme cette "scarification" à travers nos poèmes est récurente et comme elle apporte beaucoup à leurs beauté. J'adore par dessus tout cet "arrachant la suture qui retient l'animal que nous sommes".
C'est magnifique Aubépine.

Je n'ai même pas envie de t'embêter avec des détails syntaxiques: "minables êtreS" et la dernière rime qui est un peu limite...mais quelle importance... c'est magnifique et puis c'est tout.


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Posté par Aubepine  
sur Juillet 30,2006, 8:12 pm
Tu ne m'embêtes pas avec les détails.. au contraire.. tu as raison... pourquoi éprouvons nous la beauté là où il n'y a que mal et douleur ? Je dirai peut-être simplement parce que nous sommes sombrement fous.. mais que nous avons appris à aimer jusqu'à notre folie même

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Posté par  
sur Juin 29,2007, 3:12 am
Simplement beau...

N'oubliez pas : "Seuls les fous ont la force de prospérer... Et seuls ceux qui prospèrent décident de ce qui est fou..." Pete Haines...

Votre dévoué,
Mannaroth

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