POETES IMBECILES

*** POETES IMBECILES ***

Et si tous les poètes étaient pilleurs de tombes
Leurs gorges de corbeaux écorchant les colombes
Heureux de découvrir dans le corps de martyrs
des joyaux, des trésors dont ils font leurs satyres
Saignant des mots si froids sur leurs pages de glaces
piochant sourd aux regards, perorant de la masse
Charognard orgueilleux, parasite inutile
qui jouit de son savoir comme l'idiot malhabile
pourrait dire qu'il joue, aussi bien de ses cils
Ne lisant rien des autres et se voulant sibylle
S'appuyant sur des morts, se plagiant entre frères
et rêvant de coucher tous les maux de la terre.
en voulant de leurs plumes soulever cette dalle
qui doit bien leurs cacher les restes du saints Graal
exposant leur folie, leurs douleurs et leur doutes
en voulant partager comme on montre ses croûtes
Les poètes sont des sourds qui sont muets d'exister
qui ont cru que l'amour et la vie s'écrivaient
Les poètes sont des fous que tous les saints rebuttent
croyant mener combat mais c'est contre eux qu'ils luttent
Voulant domestiquer la vie dans leurs cahier
au point de ne plus être que des pages en papier
Image Hosted by ImageShack.us

Commentaires

Posté par Christ  
sur Juin 16,2006, 9:34 am
Et les poètes lisent depuis quand ? C'est quoi un poète au fait ?

Répondre au commentaire
Posté par Aubepine  
sur Août 2,2006, 8:40 pm
hmm.. je serais bien incapable de te le dire... moi je n'écris que des phrases qui rimes

Répondre au commentaire
Posté par Aubepine  
sur Août 2,2006, 8:42 pm
enfin qui riment....avec plus ou moins de fautes d'orthographes...

Répondre au commentaire
Posté par Kirlian  
sur Novembre 23,2006, 12:42 am
Cette vision du poète n'est pas celle à laquelle je pense mais j'aime ce plein d'images, d'épopée..et tu nous fait réfléchir sur tout ce que peut véhiculer le mot "poésie"..

Répondre au commentaire
Posté par Kirlian  
sur Novembre 23,2006, 12:50 am
La poésie peut être aussi la recherche d' harmonies secrétes, la disponibilité à la grâce, à la simplicité...une autre langue, une autre pensée, un sentir neuf...

Répondre au commentaire
Posté par mizan  
sur Juillet 25,2006, 1:03 am
Dans la lignée de la préface.
Ironie intelligente. Belles métaphores. Un bon concept final.
je trouve juste un peu maladroit « Les poètes sont des sourds qui sont muets d'exister » et peut-être un peu facile « qui ont cru que l'amour et la vie s'écrivaient »
Ici la forme est plus travaillée qu’Opium mais pas encore parfaite avec des rimes modernes parfois approximatives (graal et dalle, s’écrivaient et d’exister,…)

On passe du pluriel au singulier dans les premiers vers. Voulu ou maladresse ?

Globalement je trouve ça très juste et bien fait mais ce n’est pas un thème qui me botte.


Répondre au commentaire
Posté par Aubepine  
sur Juillet 25,2006, 8:34 am
Je suis parfaitement d'accord avec toi.. il y a encore beaucoup de maladresses dans ce poème dont le passage du pluriel au singulier et la faiblesse de certaines rimes... Je vais le changer...

par contre pourquoi trouves-tu maladroit :
"les poètes sont des sourds qui sont muets d'exister".. est-ce pour la forme ou pour le fond pour les deux choses à la fois.. ou la rime suivante ?

en tout cas merci beaucoup de l'avoir lu.. et d'avoir pris le temps de le critiquer surtout si le thème n'est pas de ceux qui te plaisent... en toute franchise à moi non plus..

Répondre au commentaire
Posté par mizan  
sur Juillet 25,2006, 10:07 am
Je trouve que "sont des... qui sont..." n'est pas très élégant par rapport au reste du texte qui l'est. "les poètes sont des sourds, d'ailleurs muets d'exister" ou quelque chose du genre ne m'aurait pas dérangé.


Répondre au commentaire
Posté par Kirlian  
sur Novembre 23,2006, 12:55 am
"Nous avons les yeux au niveau des choses
jetant le chemin par-dessus nos épaules
comme le fait la poésie même
mangeant 'aventure de rapprendre
accroissant le nombre des transparences
nous pensons plus lourd
puisque nous ne craignons plus de craindre
le soleil sous un bras
ce que nous ne voyons pas sous l'autre
des montagnes dans la main
nous avançons gagnant à chaque perte
infinissant notre retour"
Henri Meschonnic

Répondre au commentaire
Posté par   www
sur Janvier 29,2007, 1:21 pm
Eh, bien, j'en ai lu des poèmes, mais celui là est génial...
J'adore le sujet, l'originalité avec laquelle il est traité.
Bravo. Il est bien écrit. Continue à nous faire rêver...

Répondre au commentaire
Posté par   www
sur Avril 19,2007, 2:00 pm
bonjour (bonsoir ?). Je suis tombé par hasard sur ton blog et je voulais te donner le mien.

http://pierretombal02.skyblog.com

dsl de flooder sur ce texte mais c'est le premier que j'ai lu et ton email n'est pas valide...

Répondre au commentaire
Posté par Apeiron  
sur Mai 29,2007, 9:08 pm
Je suis d'accord avec Mizan au sujet de la métrique. Cependant je trouve le sujet plein d'originalité, bien que je pense l'exact contraire : heureusement qu'ils lisent des morts, sans lire on ne peut écrire, et plus on lit les Grands, plus notre écriture s'élève.
Continue de composer, je vuex en lire plus!

Répondre au commentaire
Posté par   www
sur Janvier 7,2008, 9:29 pm
Je viens de découvrir votre nom, et votre cahier vulgaire. Je m'enchante devant cet écriture dite "gothique" car je la trouve plus poétique que la plus belle des poésies.

Je suis admiratif devant ce travail dans lequel vous vous êtes jeté corps et âme et je vais très vite devenir un lecteur quotidien de votre cahier virtuel.

La poésie est morte, certes, mais même dans la mort, il y a quelque chose de nécessairement beau!

Répondre au commentaire


 
Nom

Email

URL


Se souvenir de moi ?

Commentaires


Vérification du code
Vérification du code