OPIUM


***OPIUM***

Génie du mal, fumée, bleu de mes yeux, se noie
au blanc de tes paupières de serpent. M’envahit.
Tu caresses ma langue à la lampe aux regrets,
plongeant plus loin, plus doux et si profonde en moi.
Berce mes yeux de rêves, Shehrazade assoupie,
plus amour quand ta plume s’exhale si fine après
avoir coulé ma vie dans l’ambre de l’émoi
où l’or qui tend ma peau, exacerbe désir,
qui monte et redescend le long de ma colonne
en un doux bercement quand frissonne mon corps
et libère à regret des volutes en soupir.
Papillon tu t’envoles, tourbillon me pardonne
de n’être que ta soie qui s’abandonne encore
au souffle, chrysalide, qui lentement se déchire,
dont la bouche libère d’autres enfants sublimes
qui ont secoué mon corps de leurs battements de rêve
et fait trembler ma peau et se dresser mon sein
dans ma tête, illusions où leurs couleurs se griment
et fait de moi princesse, leurs sirupeuses sèves
dont le parfum m’ennivre de nouvelles visions.
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Commentaires

Posté par  
sur Juillet 4,2006, 2:48 pm
Sympat!
(ne pas compter sur moi pour des commentaires techniques).


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Posté par Aubepine  
sur Juillet 22,2006, 11:15 pm
Bah... je te remercie déjà d'avoir mis un petit mot... Bonne continuation..

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Posté par mizan  
sur Juillet 25,2006, 1:02 am
Très esthétique. La métaphore de la chrysalide qui se déchire est superbe.
Le rythme a été privilégié. Dommage, pas de rime. Comme le thème me fait de nouveau penser à Baudelaire, une versification classique aurait été géniale.
C’est l’inconvénient de la poésie vraie, instinctive, à fleur de peau. Des mots qui coulent en toute liberté comme dans tous tes textes.
Personnellement, je trouve que la « sclérose » du travail du vers qui peut paraître « artificielle » rend tout de même la poésie plus forte. Ici la matière est très belle. Un peu plus de travail est ce serait parfait. Mais l’Aubépine est sauvage…


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Posté par Aubepine  
sur Juillet 25,2006, 8:07 am
Merci beaucoup Mizan pour ce commentaire.. l'aubépine que je suis est en effet sauvage enfin en tout cas aimerait l'être mais la liberté de ce poème n'est qu'illusoire.. comme peut l'être la drogue qu'il décrit...

Ce poème est construit en rime de type :

1/2/3/1/2/3

de sorte que chaque rime est emprisonnée par les deux autres...

La dernière rime seule est orpheline.. car c'est ainsi que se finit la vie de tout drogué et car l'aubépine ne fait pas exception... à moins que ce ne soit simplement le dernier envole du papillon...

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Posté par mizan  
sur Juillet 25,2006, 9:52 am
Je n'avais pas reperé la structure des rimes. Désolé. Ca arrive quand les rimes sont très eloignées. Ma mémoire auditive n'est pas suffisante. D'ailleurs j'évite les rimes embrassées dans les alexandrins.
L'effet des rimes separées par deux vers s'entend mieux dans des vers plus court je trouve.

Interessant. si je regarde mieux, la structure est plus complexe que 1/2/3 1/2/3 puisque qu'il y a comme un decalage a partir "emoi" "corps". Mais ça reste logique. ok.


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