Le Printemps

La nature endormie attriste nos vies
qui sommeillent dans une allure engourdie

A ton retour tu la réveilles par ta renaissance
qui nous ragaillardit en toute assurance

Dès ton arrivée les visages fermés ont bonne mine
et les regards attristés s’illuminent

Ta lumière propulse une belle lueur
qui gratifie généreusement l’éveil des fleurs

Ta douceur réchauffe doucement le duvet
des oiseaux fragilisés par l’hiver frisquet

Ta présence teinte le ciel d’un azur
qui ravive notre regard que tu rends pur

Tu es le témoin du renouveau de ces milliers
de fleurs qui habillent les arbres dépouillés

Tu redonnes aux pâtures le verdoiement
qui assouvira la panse des ruminants

Ta grandeur retient les rayons du soleil
qui ont une ardeur qui réchauffent notre éveil

Ta venue invite notre existence à se confiner
dans ton confort que rien ne peux égaler

Ta générosité nous offre de beaux jours
qui riment avec ton immortel retour

Ta saison est le symbole de la vie éternelle
et ton renouveau nous comble à merveille



L'Abécédaire de la fleur

A attention qu’elle mérite
B beauté qu’elle dégage
C clarté qu’elle laisse transparaître
D douceur qu’elle transmet
E éternel est son chemin
F finesse qu’elle laisse deviner
G grâce qui lui appartient
H harmonie qu’elle révèle
I ivresse qu’elle nous répand
J jaune qu’elle a emprunté au soleil
K kyrielle de couleurs qu’elle offre
L luminosité qu’elle reflète
M merveille qui lui ressemble
N nouvelle quand elle renaît
O odeur qu’elle dégage
P parfum qui la symbolise
Q qualité qui la valorise
R radieuse avec ses teintes ensoleillées
S semeuse de rêves
T touchante par sa fragilité
U unisson dans l’harmonie de la nature
V vivacité qu’elle renvoie dans le regard
W week-end où elle sème le bonheur
X xtraordinaire est son parcours
Y yeux qui la jalousent
Z zéphir qui la caresse



L'arbre dans la poésie des saisons

Tu es né dans un temps très lointain
et sans toi notre vie ne serait rien

Chaque jour qui passe tu offres à notre vision
un cliché de toi que tu transformes à chaque saison

La nature t’a dénudé dans la froideur de l’hiver
en te laissant le regret de ton bel habit vert

Au moment où nous nous réveillons des frimas endormis
tu as donné naissance aux prémices de ta nouvelle vie

Le retour du soleil ravive ta toute nouvelle fraicheur
qui te redonnes la force de grandir avec ardeur

La renaissance des jours fait croitre tes rejetons
jusqu’à l’éclosion de tes fleurs à profusion

Tu redeviens le refuge de nos balades
en nous berçant du chant des oiseaux en myriade

Tu es majestueux en habit du roi de la forêt
Dans laquelle du dégages ton parfum huppé

Tu as le secret des cueillettes des promeneurs
Tu offres ton ombrage pour le repos des randonneurs

Quand sous nos pas résonnent le bruissement
de tes feuilles tu nous annonces ton endormissement

En attendant ton prochain retour
ta fidélité, ta vieillesse, ton éternité demeurent pour toujours



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