J'ai posé sur le temps
Un regard apaisant
J'ai marché lentement
Au détour d'un instant
Mes larmes se sont taries
Et mon corps à vieilli
Si mon âme aujourd'hui
Se tord, se déploie, se plie
C'est qu'il ne reste en moi
Qu'un éclat de désarroi
Une douleur un émoi
Le simple regret de toi
Rapide et éphémère
Mai 18,2007, 7:01 pmAmertume
Mai 2,2007, 10:27 amEt tu retrouves encore, dans cet espace de vide, comme une lueur bleue qui explore et qui guide. Et tu respires aussi, comme on fuit en courant, enivré de parfums jolis et d'angoisse tout autant. Tels étaient les mots qui glissaient en ce jour, à l'aube du renouveau espéré, au-delà de toujours, bien plus loin que les regrets d'été. Une pluie teintée de bien être ruisselant, arrose les aiguilles fuyantes de ce temps. Et sur l'instant d'après, comme une éphémère brume, c'est un bonheur léger qui se pose et parfume. Qu'as-tu à regretter de vivre tout cela ? Tu sais que l'éternité ne guidera pas tes pas...
Court est cet instant et courts seront ces mots. Ils s'achèvent sur cette page, comme le font mes sanglots...
De six à sept
Avril 29,2007, 9:46 am
L'année en six se termine ; et mon coeur brisé en quatre la souligne une dernière fois. Trait de froid et de pleurs, de poussière et de rancoeur. L'aube de ce dernier jour n'a pas été très douce. Le gel alourdi tout, et empêche la repousse. J'ai regardé, au soir d'hier, une dernière fois le ciel noir pointillé de lumières. Je croyais encore à l'issue. Mais rien n'est venu. Rien ni personne, bien sûr. Ton avenir résonne bien plus loin que mon coeur, à des milliers de bonheurs purs. Et pourtant je pardonne. Ce soir encore je n'aurai pas le courage de presser la détente. Et je veillerai demain, devant cette page, débutant l'attente. L'année en sept va commencer. Commencer par une défaite, car déjà tout est brisé.
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