PRESIDENT BUSH

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Parce que nous sommes des hommes avant d'être des monstres...
Cause we are men before being masters



LE MIRACLE DE L'IRAK


Hier une femme est tombée
amoureuse de moi

Comme un chant de bataille, l'Irak en plein désert
un miracle que l'armée ne peut voir qu'en temps de guerre

une femme est tombée
amoureuse de moi, hier

Comme un soldat blessé, au combat, voit le prix de sa vie
désarmé, touché, ne peut croire que c'est lui

Hier un homme est tombé
sous un tir ami

Comme un chant de bataille, l'Irak en plein désert
un miracle que l'armée ne peut voir qu'en temps de guerre
Hier un homme est tombé
amoureux de sa vie

Il est tombé
tombé pour une femme tombée

tombé pour une femme tombée pour lui

Comme un chant de bataille, l'Irak en plein désert
un miracle que l'armée ne peut voir qu'en temps de guerre

deux amoureux sont tombés
dans les bras l'un de l'autre

Comme un chant de bataille, l'Irak en plein désert
un miracle que l'armée ne peut voir qu'en temps de guerre

deux coeurs solitaires sont morts
pour ne former qu'un seul coeur en paix

et sans vouloir détruire la terre pour une fatalité qui nous tue
mourir dans ses bras, au bal, perdu
mourir dans ses yeux, miné de ses peines
Comme un chant de bataille, l'Irak en plein désert
un miracle que l'armée ne peut voir qu'en temps de guerre

mourir en vivant dans un coeur plus grand que sa nation
se battre pour quelqu'un

j'ai planté un drapeau
sur la terre de mes rêves

et il portait ton nom



LE MONDE ETAIT DERRIERE MOI, TU ETAIS DEVANT

<>

Hier j’ai fait un rêve,
un rêve idiot.
Yesterday I have made a dream
I was president

Au bal des éléphants les souris n’ont pas
de cartons d’invitation
Le bleu fléché du ciel, d’hirondelles au retour
Camel et Texas, goudron de mon amour

Je ne suis pas un monstre, ce sont les enfants qui les créent]
Les monstres n’existent plus qu’à la lumière de nos pensées

Au bal des éléphants c’est marqué en lettres de sang
Défense d’entrée, cimetière en construction

Dis maman, tu m’aimes toujours
C’est toi qui me parles, c’est pour toi mes discours

Hier j’ai fait un rêve, il était trop grand pour moi
Hitler m’aurait compris mais lui ne m’a laissé que ça

Tu vois, je voulais juste mon carton d’entrée, les éléphants son d’accords]
Tu crois qu’il faut se damner quand on a des rêves qui sont trop forts]

pour soi, je rêvais d’être musicien, tu sais, avant
J’aimais Allinda, tu vois elle m’a quitté, tout nous quitte avec le temps

Je ne ferais pas pareil le monde, est pour elle, tu sais
Tu crois qu’un éléphant peut s’envoler si on lui donne des ailes ?

Les ânes sourient ou pleurent, ça m’est égale
J’ai le cancer de mon appareil gouvernemental

Hier j’ai fait un rêve
Un rêve idiot,
c’était que les gens m’aiment et se souviennent
Juste de moi,
si ce n’est pas d’amour, qu’au moins ce soit de haine
moi je ne me souviens déjà plus
que de toi

je suis président mais c'est toi qui préside mes peines

Hier j’ai fait un rêve,
un autre rêve.
Yesterday I have made an other dream
I was with you

j'ai le monde, et dessus les éléphants dansent...
on le piétine mais j'aimerais danser avec ton seul sourire
plus rien n'a plus d'importance



Cause we are

Car l'éternité même ne se vit qu'une seule fois
j'aimerais la vivre
à tes côtés



BADMAN PLEURE


Pour ma petite soeur Robin, morte d'une Leucémie


Tu étais la fille d’un président mais plus que tout Robin
Tu étais ma sœur

Tu n’étais pas qu’un rouge-gorge qu’on assassine
Aux ailes du bonheur

Nan,

Tu t’es battue, mais l’air de plomb
Qui faisait suffoquer tes rêves

Nous a chassé de ta prison
nous ne luttions que sur tes lèvres

pourtant,

on pouvait tout te donner, l’argent et l’or de notre cage
on voulait tous te voir sourire, et voir un jour sur ton visage]

le rire de l’oiseau envolé qui s’est perdu pour revenir
pépie du passé de ses peurs et s’émerveille de ressentir

que la vie ne quitte pas les rouges-gorges et qu’un malheur]
ne pouvait toucher que les autres,
certainement pas,
ma propre sœur



LES VOEUX DU PRESIDENT


Mes chers compatriotes...

Marilyn,

De ces clichés, Mars glacé de vos futurs
Sur un écran de télé la neige
Pure

Classe affaire, le prestige dans l’armoire
S’habille d’un deuil classe
pour la gloire

Porno chic et friqués
Dictateurs pendus crient d’amour Liberté !

Le diable a le regard d’un ange
blessé. Ma petite mésange a des yeux

bleus du jour où le ciel s’est damné.
Dieu est amour mais moins que nous deux
L’oiseau chantait mais moins bien que toi
Si tu veux
On volera le futur pour voir passer le présent

Que nous chantions mal. S’il te plaît
Chante encore pour moi à présent

Le renard polaire s’est taché d’un manteau noir
Mais tout est blanc, moi c’est ta peau
que je veux voir

L’Alaska s’effondre, tous les déserts de glace
ont fondu comme mes yeux quand tu m’enlaces

La vie poison est une drogue qu’on espère
L’amour c’est le trip de la terre

Sur les golfes et les terrains vagues
Les orphelins regardes

Partout y’a des châteaux, des princesses des dragons
Pourquoi nous on verrait pas

Juste notre passion
Partout y’a des gens qui se taise sans rien faire de leur bouche
Embrasse moi

Tous les mots peuvent se taire
Mon cœur lui ne peut plus

loin de toi je m'étouffe

L’univers est poubelle, la terre s’est arrêtée
Suppositoire géant d’un génie sans fumée

Les cigares de l’espace, le cendrier d’espoir
Tout ça s’éteint comme tout prendra fin quelque part

Laissons donc tous ses mots car ils ne sont que ça
Je ne comprends plus rien, car je te comprends toi

Et oui tout peut crever, je suis un égoïste
Tant d’espoirs n’animent, rien, plus que des gens tristes

Moi je sais ce que j’ai. Petite souris qui passe
Les pièges de la vie ne sont plus qu’une farce
Le président s’écrit après un long discours
Qu’importe ce que j’ai dit, allez, faisons l’amour

Bonne année... et surtout
et surtout la santé !

mais

qu'importe tous ces souhaits

Ton sourire à lui seul
Ton sourire à lui seul
déjà tout me promet



JUST FEW THINGS


Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en les vivants
des mots de silence que pourtant l'on ressent

Il y a des regards qui se murmurent sans qu'on sache
pourquoi
des caresses qui se soufflent sur le bout de nos doigts

Il y a des gens qui s'aiment sans se voir, et des choses
qui existent
sans qu'on les comprenne

Il trace dans nos mémoires une épreuve d'artistes

Il y a des choses qui sont qu'on n'aimerait qui ne fut
pas. il y a des choses qu'on accepte dans l'autre, son refus

parfois.
Il y a des mots qui touchent sans jamais nous effleurer
des mots simples qu'une bouche a réussi à faire parler
à notre sourire. Des choses qui se passent de définition
mais qu'on aimerait comprendre
des personnes à qui l'on peut tout donner en ayant peur de les reprendre

et le pire devient toujours meilleur quand il se
transforme en étant toujours le même
seulement caressé d'une rose au jardin d'un nouveau "je t'aime"
murmuré dans le creux d'une oreille, qui ne laisse que corps aimants
quand un mot fait vibrer de désir deux coeurs amants

Il y a des sentiments qu'on partage en les découvrant quand ils naissent
au même instant dans deux êtres
qui se damnent mais jamais ne le confessent

une histoire qui ne peut plus s'écrire qu'au pluriel
même si elle se brûle
vite. Le moment présent que le passé ne dissimule

jamais vraiment. Il y a des histoires qui naissent d'une plume pour finir
sur un édredon où la nuit n'est qu'un jour qui n'attend que leur soupir
Il y a des choses qu'on écrira pour ne pas oublier
et d'autres
qui ne s'oublieront jamais



DISNEYLAND


Mickey a coupé le monde en parts égales
Et a pris toutes les plus grosses
Pour les garder pour lui

A la Big Mac-Party il a invité tous ses amis
Ce qu’on était bien, on a refait l’histoire

Des gosses

Avec nos serviettes en dollars
Pour ne pas se tacher…
Les doigts

Avec la sauce

Mais Pluto a vomi
Il ne supportait plus son rire
Je crois

On avait dans les yeux tous ses jolis ballons
Qu’on remplit du gaz comme dans ces prisons
de papier

qu’on donne aux rêves pour qu’ils s’envolent
et qui finissent par éclater

de rire

Mickey s’est donné une voie d’empereur et a regardé la
vérité en face
Il nous a dit que c’était notre faute..

Et on a tous dis oui

Daisy l’aimait, lui la désirait
Daisy est partie, Mickey est resté

Sur ses traces

Et la Big Mac Party a continué

Mickey a volé la part de Donald et a accusé Winnie

Ça a très mal fini
On est tous mort dans nos têtes en pensant à nos vies
Mickey était seul, nous on n’était plus rien

Dingo était le seul encore serein quand nous on était
triste
Etait-ce un bien de pouvoir l’être encore ?

Mickey avait suicidé le monde en mangeant tout le gâteau
On avait faim mais on avait avalé que nos mots

Et les siens

On n’osait plus rien
Mickey ne savait plus quoi faire de nous
Il nous avait tout volé mais voulait connaître notre goût

Je ne me souviens plus
Du tout
quand Mickey m’a avalé

c’est fou

je l’aime encore



Y'A QUELQU'UN ?


J'ai parlé pour tuer le silence
J'ai écouté pour entendre l'écho de mon existence

Je n'ai rien entendu

J'ai crié encore plus fort pour faire trembler ma vie
j'ai hurlé jusqu'à la mort

l'indifférence m'a répondu

est-ce fini ?

(...)

Dis

papa, tu crois que même un désert peut accoucher d'un volcan ?
que la lumière peut naître du néant ?

je n'y crois plus

J'ai aimé les autres pour qu'ils m'aiment en retour
certains on fait pareil... est-ce ça... l'Amour ?

J'ai cloné mon image
pour voir mon vrai visage

j'ai éduqué la vie, répétez mes erreurs
pris le ton docte de l'ancien

pour théoriser mon coeur

J'ai touché d'autres corps pour les sentir sous le mien
j'ai recherché les regards

pour qu'on me voit enfin

sans savoir qui je suis

et toi

crois-tu que la vie existe encore ou est-ce déjà fini ?
le premier mot est il
juste
un dernier cri ?
(...)



LE BOUQIN DES LAMENTATIONS


Le cigare de Kerry dans la bouche
Moi je ris mes chéris

De vos doutes

Faux pas croire qu’on contrôle le monde
Comme Charlie c’est la machine moderne

Dont nous sommes les outils passés
Ridiculement mangés par nos propres créations

Qui nous mène
et qui gronde

En bateau, la soif de posséder
la vision
D’un Jules Vernes égaré dans une réalité fiction

L’infini équation alimentée de nos propres pulsions
La main invisible avait raison

Sur le marché de nos peurs, le passé a séché nos larmes
On a juste oublié le bouton arrêt
D’une folie qu’on désarme

Autoalimente ton cœur, apprend à craindre le système
Apprend à dire vous et tue toi comme ce qui t'aimes

Regarde l’infiniment petit pour ne pas voir
L’immensément affligeant

Apprend à regarder par la lorgnette de ta vie
Evite de penser aux autres

Tu ne seras jamais grand

Tout est si petit. Et le monde paraît éternel
Devant une vie qui s’éteint comme on souffle une chandelle

Sur un lit de morts qu’on ne peut plus veiller
On apprend à ne plus aimer son corps et à le mutiler
Du regard et des autres on ne voit plus que les robots
C’est le monde moderne et Jules Vernes avait raison

On a fait le tour du monde en ballon
En un match idiot

On est les ridicules outils, d’une prison égarée
D’un livre qui s’est écoulé des pages

D’un prophète n’annonçant plus qu’un monde d’images
Et à la lecture de la bible des temps nouveaux

On aimerait tous trouver le poing qui le clos
Enfin

Et nous montre le vrai visage
D’un monde qui à défaut d’être le mien

Pourrait être le votre



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