Métempsychose
L’aube envoie ses rayons caresser les pétales
Etourdis de lumière
D’une cruelle fleur aux senteurs minérales
Qui vrillent mes paupières.
Les larmes, sous mes yeux, galets chauffés à blanc,
Sont des gangues de verre où l’électricité
Se noie, entre deux cris, troublant ma cécité.
Un vin empoisonné s’écoule entre mes dents.
Et mon cou assoiffé de tes crocs narcotiques
Se marbre de veinules ;
Sous les gestes glacés de tes doigts névrotiques,
Quand mes sangs capitulent.
Le sceau de ma défaite étendra ses contours
Sur tes notes de nuit et sur ton dos zébré ;
Et tu pourras mourir, écorché de velours,
Quand tu auras souffert contre mon corps cendré.
Une épine se fiche à travers mon aorte.
Sur ma paume profane,
La rose a pris racine entre les lignes mortes
Où lisent les gitanes.
22 avril 2007
L’aube envoie ses rayons caresser les pétales
Etourdis de lumière
D’une cruelle fleur aux senteurs minérales
Qui vrillent mes paupières.
Les larmes, sous mes yeux, galets chauffés à blanc,
Sont des gangues de verre où l’électricité
Se noie, entre deux cris, troublant ma cécité.
Un vin empoisonné s’écoule entre mes dents.
Et mon cou assoiffé de tes crocs narcotiques
Se marbre de veinules ;
Sous les gestes glacés de tes doigts névrotiques,
Quand mes sangs capitulent.
Le sceau de ma défaite étendra ses contours
Sur tes notes de nuit et sur ton dos zébré ;
Et tu pourras mourir, écorché de velours,
Quand tu auras souffert contre mon corps cendré.
Une épine se fiche à travers mon aorte.
Sur ma paume profane,
La rose a pris racine entre les lignes mortes
Où lisent les gitanes.
22 avril 2007