Personne n’est venu. Non personne
N’a sonné aujourd’hui à ma porte !
Le vent plie et déplie les feuilles mortes
Dans les arbres transis où février frissonne.
Le chat lisse sans fin son pelage
En un lent et patient va et vient.
Le livre abandonné près de moi, se souvient
De l’heure enfuie où se tournaient les pages.
La bouilloire chantonne et me parle du thé
Je verse doucement sur les feuilles ambrées
L’eau frémissant à peine. Ah ! Revienne la nuit,
Que j’allume le feu pour brûler mon ennui !
MARCEK