De tendres souvenirs
Se réveillent soudain
Au seul bruit de mes pas
Dans la maison déserte.
L’âme de tous ces jours
Qui ne reviendront pas
Vacille, feu follet
Courant de pièce en pièce.
Quelques photos jaunies,
Des draps blancs dans l’armoire,
Un parfum demeuré
Au revers d’un manteau,
Des gants dépareillés
Un carton à chapeau,
Où lnous avions rangé
Nos lettres amoureuses.
Et je lis maintenant
Ton écriture alerte
En pleins et déliés
Comme l’on n’en fait plus.
Si je ferme les yeux
Sur ces jours disparus,
Surgit ton rire clair
Ressuscité dans l’ombre…
MARCEK
