HIVER

Hiver, déchirure sans nom
Gifle et enfièvre les paupières
Des sans-abris, traîne - misères
Jetés aux galères des ponts

Hiver enneige les églises
Gèle les petites mains grises
Des enfants tombés dans la mouise
Sur les trottoirs des entreprises

Hiver célèbre les festins
Le foie gras s'achète à la tonne
Devant des yeux que rien n'étonne
Qui ne croient plus en leur destin

Hiver ramène les cartons
Couvertures et boissons chaudes
Aux laissés- pour- compte qui rôdent
En refusant toute prison

L'hiver engloutit tous les coeurs
De ceux qui verrouillent leurs portes
Et fait empirer la rancoeur
Des misérables en cohorte !

MARCEK



Il ose !

Il ose !



Belle sirène
Que le soleil dévêt
Flamboiement
De rayons
Sous les paupières closes
Et la volupté
Qui ose
Enflammer son rêve
En hypnose !
La belle se réveillera,
Toute chose...
A cause,
A cause du soleil
Qui ose...
De bien tendres choses !


MARCEK



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