Celle qui n'avait pas de prénom a fait graver sur ma peau pâle un peu des mots qu'on ne lisait qu'au tréfond de ses yeux d'opale Elle qui avait des larmes telles qu'elle pouvait inonder mon coeur battre ma peau, laver ma vie, m'emmêler l'âme entre ses pleurs Celle qui n'avait pas de famille et à qui j'ai donné la mienne un peu du bonheur qui ne brille que lorsque ma main et la sienne ne formaient qu'une seule étoile, le centre de notre univers nos doigts refermés sur le noir, d'où ne naissait que la lumière Lorsque son âme à mon chevet me faisait aimer l'existence de cet amour dans nos regards, de cette vie en sa présence Celle qui avait ces imbéciles et se payait de leurs pulsions pères de familles se soulageant avant d'aller à la maison embrasser leurs fils et leurs filles, l'embrassaient elle un peu partout en remplissant le vide dont eux, ils ne percevait que les trous... que l'on pansait de nos deux coeurs au bandage de notre bonheur en leur faisant dès qu'ils partaient, avec plaisir, des bras d'honneur et puis moi je t'avais promis un long voyage en amoureux j'y avais perdu un ami mais gagné de l'argent pour deux mais il a fallu que tu tombes ce soir d'hiver sur ce taré que j'ai trouvé avant les flics.. qui a souffert.. mais pas assez Toi qui n'avait pas de prénom, à part celui du souvenir que je revois de la prison où se pourrit mon avenir Nous qui n'avions pas d'autres rêves.. que d'être heureuses et pour toujours Nos dernières paroles s'achèvent sur cette croix d'un autre jour.. que j'imagine de ma cellule, où je voudrai bien te rejoindre et les billets pour ce voyage eux ne manquent pour t'atteindre.. |
DESTINATION FINALE
Juillet 6,2003, 8:24 pm
Page :
1