*** NAISSANCE D'UN TYRAN *** |
Le vent a battu les battants de bois lourd des volets qui claquant se sont ouvert au jour Par la fenêtre immense une ombre fugitive est passée pour finir éclipsée sous l’ogive de la fenêtre aux verres qui ont volés soudain ne laissant que gravas sous le grondement d’un missile qui a vomit de ses sombres entrailles le feu qui a mangé sans fin l’épouvantail de ce camp retranché, d’hôpital qui n’était qu’un tapis de mourants qu’il a exécuté et les enfants en pleurs qui ont perdu la tête de leurs parents qui tremblent secoué par la brouette que les bras des restants qui sont bien souvent seuls portent en pleure les cris qui n’ont plus de linceul et au milieu des cendres un enfant est dressé sur le sein de sa mère, sur son sang a versé ses larmes et n’en a plus. Maintenant la colère le tient droit comme son arme et sa main sur le fer montre l’avion qui gronde et a volé sa vie il lui faut une vengeance et ce n’est pas son cri qui le vengera seul quand sauveuse une voix s’élève au milieu des restes et crie "Tous avec moi !" vengeance, vengeance souffle sur leurs traces vengeance, vengeance il n’y a plus d’enfants vengeance, vengeance ce ne sont que des traces vengeance, vengeance, des traces de sang vengeance, vengeance souffle sur leurs traces vengeance, vengeance il n’y plus d’enfants vengeance, vengeance ce ne sont que des traces vengeance, vengeance, des traces de sang tuez, tuez, tuez les tous car ils sont tous les mêmes le pilote jusqu’à celle qui écrit ce poème tuez, tuez, tuez les tous car ils ne méritent rien qui n’a pleuré sur ces gravats n’est pas un des tiens tuez, tuez, tuez les tous qu’importe désormais tu n’as plus de repos, tu souffres car tu aimais tuez, tuez, tuez nous tous car nous le méritons que le sang des tes pleurs tâche ce que nous aimons qui n’a jamais souffert ne peut jamais savoir ce que fait de serrer sa mère sans plus d'espoir |
NAISSANCE D'UN TYRAN
Août 30,2002, 10:15 pm
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