*** AUBEPINE DURONCIER *** |
J'ai la folie superficielle et la démence à fleur de peau le bleu du ciel est un fardeau qui se dessine entre mes doigts et se repaît de ma conscience et se replie-t'au fond de moi et l'aubépine me griffe et danse et s'insinue-t'entre mes os qui m'ont traînée là où mes pieds se sont noyés de leur silence là dans la brume où j'ai poussé ce cri qui n'était que l'écho d'un braille amer où n'a fumé que la vapeur de mes mots perdus dans l'air et n'a laissée qu'un condensât d'indifférence qu'un reliquat vulgaire et froid comme le parfum de fleurs fanées qu'on aurait pris pour quelques Reines bien trop avardes de baisés Comme le bouffon qui de noirceur gémit tout au fond de ma glace et ne respire et fond en moi que ce tableau dont il m'efface J'ai percé mes yeux de mes larmes et j'ai griffé l'indifférence mais ce n'était que l'orgueilleux prétexte de mon existence et j'ai brisé tous les miroirs mais c'est au moire de mes murs que j'ai compris que mon espoir n'était que de ces déchirures et j'ai cherché à m'envoler en suicidant mes souvenirs mais n'était que mouche collée à la spirale de l'avenir dont je n'ai pas pu me défaire et j'ai rongé si fort mes chaînes que c'est mon corps que j'ai mangé en arrachant toutes mes veines et je n'ai plus de mes regards qu'un vide où je me suis damnée un grand lit blanc où je suis seule et où me bordent mes années et je me flétris de savoir que je suis jeune sans espérance d'une vie au vase cassée et qu'on aurait remplit d'essence pour me brûler sans me faire luire de ce seul rêve d'illuminer un autre ciel que celui-là où je me meurs comme je suis née dans cet ailleurs où j'ai cru vivre en ne mimant que les passions un clown perdu, une gothique qui s'est trompée de vocation et qui a déteint ses couleurs au soleil d'une autre planète et n'a laissé de l'astre rouge qui illumine les rires d'enfants que le cuirs noirs et les croix sombres qui ont l'image de Satan et tourbillonne toutes ces voix, la haine tout au fond de ma tête et sans plus rien connaître, ni de moi ni des autres je tourne sur moi même tandis qu'autour se dressent d'autres murs en prisons, d'autres crimes en caresses et j'insulte le monde et je tue les apôtres tout à mes yeux est faux et mon regard se brise d'une toile raturée d'une araignée éprise à son propre piège et le tableau de soie m'étreint et puis m'étouffe en m'enfermant sur moi |
AUBEPINE DURONCIER
Janvier 24,2002, 7:18 pmBAS COTE
Janvier 24,2002, 7:12 pm*** BAS COTE *** |
J'ai le corps luisant sur l'asphalte noir la rosée me ceint, la lumière des phares soudain, aveuglant d'un rayon me viole mes yeux qui basculent j'embrasse le sol Les cristaux de quartz, échardes qui grondent, projetés m'écharpent, expulse le monde ma bouche et sans bruit reste flasque et mas d'un espoir en sang qui n'est plus qu'amas que je suis. La roue du temps me dévore parcours infini la gorge de mort et de vie. Ma chaleur attire un charognard qui se fait un festin d'un destin illusoire |
SSS'IL TE PLAIT
Janvier 24,2002, 7:08 pm*** SSS'IL TE PLAIT *** |
Elle m’assassine au froid silence et serpent nu caché regarde Ce métal, froid, quand elle s’avance et ces anneaux dont elle se farde Et moi la proie de ses chagrins, le regard blessé de ses peurs J’ai été mangée par ses mains Quand elles m’ont enlacé le cœur Et chaque soir où elle se glisse, Désir glacé, de nos deux corps Moi, J'ai tremblé pour qu'ils s’unissent, et qu'elle se love sans effort, entre mes reins et tous mes sens restent perdus et s’asphyxient à sa langueur où ils commencent A faire l’amour à son envie En notre jungle aux larges draps Où elle m’enserre et me retient Et me susurre entre ses bras qu’elle veut ma vie si je veux bien Je me débats mais ses crochets m’ont mis du venin dans les yeux et je n’y vois plus que les siens et m’hypnotisent de leurs feux je ne sais plus ce que je fais j’ai perdu mon âme sur sa peau mais je n’y ait rien retrouvé car elle avait mué de nouveau et dissolue de sa salive Moi la damnée de son appel je ne crois pas que proie survive à un serpent qui s’éprend d’elle et je ne crois pas plus sortir de cet abîme ou elle me plonge la lent et horrible plaisir de s’étouffer quand elle s’allonge |
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