*** MANNEQUIN DE SOIE *** |
Les mannequins de cire, les doigts frôlant la vitre Attendent. Leurs yeux peints, leurs postures sinistres Semblent appeler quelqu’un et sans bouger leur corps Promettent les poupées au fond d’un sourire mort De montrer le destin de quiconque regarde Les pâles attributs de vie dont ils se fardent Sur leur trône de marbre, tels des dieux épinglés ces papillons de vies sous le verre, adulés, prédateurs immobiles d’un disciple émouvant Déposent leurs sermons sur les presque vivants Et leur masque gangrène les doigts touchant le verre de ceux qui veulent copier leur destin pour se plaire se faussent de leur rire, copient jusqu’à leur geste S’affublent de leur linge sans présager du reste Et les reflets mouvant des statues immobiles Vont essaimer ailleurs leur silencieuse idylle Lentement le visage du monde s’est figé Au même sourire mort que la glace piégeait Et les mannequins de cire ont traversé la vitre Sans bouger, immobile, plastique qui s’effrite Et tous les prisonniers au fond de leur regard Ont gagné leur misère en brisant le miroir S’enlaidissent et ne gardent, esclaves des icônes que marques qui les figent et plus rien d'eux ne prônent que beauté des aiguilles, en rangée collection alignement de corps, percés, de papillons |
MANNEQUINS DE SOIE
Janvier 2,2002, 12:16 pm
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