LA DAME AUX CHATS


*** LA DAME AUX CHATS***

Je me mourrai d’ennui, seule en vie étrangère
Parcourant ce pays de mes rêves amers
Je n’avais rien à faire ce temps est méprisé
Tant de mots que j’aurais, si tôt aimé briser
Alors qu’un autre jour, enfin montra sa flamme
Elle entra mon amour par les yeux de mon âme

Elle était folle, je le savais
Autant peut-être que je l’étais

Comme les deux côtés d’un unique miroir
auraient peur au projeté de leur premier regard
Je n’encadrais son rire et ses enfants les chats,
qu’au début elle appelait, tout à côté de moi

Je ne sais plus trop quand, nos voix ont mues, changées,
qu’elle a mise sur moi, sa patte, ange blessé

J’en étais folle je le savais
Autant peut-être qu’elle l’était

Quand seule elle pleurait,
ses larmes coulaient sur mes joues.
J’étais son mur de gré, elle était mon bijou
et quand elle m’a dit :

je me sens bien auprès de toi
J’aurai voulu lui dire : «moi je ne sens plus rien

quand je suis loin de toi»

Quand elle m’invita, pieds-nus, à travers ville
Au bord du bleu Danube, à un bar de son île

Elle qui avait peu d’argent,
Elle qui en passant, faisait rire les gens
Elle qui m’a offert le plus beau des cadeaux
Celui de croire à la lumière
Quand la lune est sur l’eau. De dire que j’étais,
tout comme ses enfants les chats,
un mystère que l'on aime, avoir auprès de soi
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