LES PASSES D'AIMONS


***LES PASSES D'AIMONS***

J'ai perdu le jais de tes yeux dans l'ombre de mes nuit
tes mains ont disparues aux mots de notre ennui
Nos doigts pâles n'ont plus qu'un squelette abandon
quand elles parcourent nos peaux au froid de leurs tendons
Tu as perdu ma voix aux hurlements du vent
Je n'entends plus que toi et cet amour d'avant
J'ai creusé de mes peines un sillon qui lacère
un creuset de passion.. mais ces passions passèrent
la terre n'a rien voulu, elle n'a rien retenu
l'eau de nos souvenirs a bercé nos peau nues
jusqu'à ce que ridées, noyées de ces regrets
nous n'ayons plus rien d'elles qu'un avant cet après
et que nous ne séchions l'encre de nos mémoires
qu'en enlaçant nos corps inutiles semoirs
d'où ne germera rien que le mal en racine
dont la bouture a prise en nos âme assassines
La rigole où verdit ce futur envasé
n'est plus qu'un voeu croupi qui nous a arrasé
et de nos pieds baignant dans la mare de nos vies
on pourrit en sachant que c'est sa seule envie




NOTRE PASSION


***NOTRE PASSION ***

Deux âmes égarées sur ce pont pourchassées
par les ténèbres qu'elles avaient cru bon d'enlacer.
Blanches, en la fumée du monstre se détachent
leurs peaux, noires leurs mains ont la cendre des lâches.
La plus jeune était belle, je le sais comme je t'aime
quand l'abîme a jeté et mordu la bohème
de nos vies, fait trembler les fondations de plume
que nous avions bâti pour combattre l'écume
qui perle de la gueule infâme et dévoreuse
de notre bonne amie, notre manie faucheuse,
nos doigts ont basculé. Dans l'abîme est-ce ta main,
est-ce tes os que je serre, en pleurant, dans les miens ?





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